Conflit socialÀ Berchem, les salariés réclament leurs primes
BERCHEM - 15 salariés de la station Shell, le long de l’A3, veulent faire valoir leurs droits. Ils se heurtent à un mur.

Les salariés de Berchem se heurtent à ce qui ressemble à un cafouillage à l’inspection du Travail.
EditpressEn janvier, une quinzaine de salariés de la station Shell, sur l’aire de Berchem, décident de saisir la justice pour obtenir le paiement de leurs primes. Depuis, la procédure est bloquée, comme en témoigne David Giabbani, leur avocat. «L’ancien employeur, qui a transféré son entreprise à un tiers, n’avait pas fait droit à certaines demandes. Il refusait de payer les majorations du dimanche en cas de maladie. Il est injoignable».
Impossible de mettre la main sur l’ancien propriétaire de la station. Pour l’avocat, c’est le début d’un marathon pour trouver trois ans de planification. S’il n’a eu aucun mal à obtenir les plannings de l’année dernière auprès du nouvel employeur, il n’a pas pu obtenir ceux des années précédentes. «Et l’Inspection du travail et des mines se refuse à nous fournir ces documents. Or, son rôle est de faire respecter le droit du travail», affirme David Giabbani.
En effet, l’un des salariés assure qu’«un fonctionnaire de l’ITM m’a dit au téléphone qu’il avait eu ordre de notre ancien employeur de ne rien divulguer». Il s’avère que «des démarches sont en cours avec les parties concernées» dans une affaire «compliquée», selon le directeur de l’ITM, Robert Huberty.
Patrick Théry