Bande dessinée – «Adapter OSS 117 en BD, cela me faisait vibrer»

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Bande dessinée«Adapter OSS 117 en BD, cela me faisait vibrer»

Gihef, de son vrai nom Jean-François Baudot, s'attaque au mythique OSS 117 pour la BD.

«OSS 117 T. 1 - Tequila Molotov pour OSS 117». Gihef et Pino Rinaldi. Soleil.

«OSS 117 T. 1 - Tequila Molotov pour OSS 117». Gihef et Pino Rinaldi. Soleil.

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L'essentiel: Pourquoi s’attaquer à OSS 117 en BD?

Gihef: J’y ai pensé en voyant les films de Michel Hazanavicius avec Jean Dujardin. L’univers me plaisait énormément en tant que passionné des années 50-60.

Quel est votre marge de manœuvre par rapport aux ayants droit?

Je soumets tout, du synopsis au découpage, à Martine Bruce, fille de Jean Bruce auteur des OSS 117. Néanmoins, elle me laisse assez libre concernant le remaniement de certaines scènes.

Que saviez-vous d’OSS 117 avant de l’adapter en BD?

Au départ, ce sont les films de Michel Hazanavicius qui m’ont donné envie d’en savoir plus sur le personnage. J’aimais le ton et l’univers. Ma première idée était de reprendre ces critères pour les adapter au format BD. Mais pour des raisons de droits, ce n’était pas possible. Martine Bruce m’a donc encouragé à plutôt adapter les romans de son père et c’est à partir de ce moment-là que je me suis plongé dans l’univers corps et âme. J’ai vu à peu près tous les vieux films, ceux d’Hunnebelle notamment, j'ai fait beaucoup de recherches sur l’œuvre de Jean Bruce et j’ai aussi lu quelques romans.

Quels sont les pièges?

Selon les désirs de Martine Bruce et de mon éditeur, j’essaie de ne pas tomber dans l’esprit parodique des films avec Jean Dujardin. Il s’agit avant tout de redonner vie au personnage tel qu’il a été pensé par Jean Bruce, même si je me suis permis quelques petites touches personnelles.

Quels sont les points forts pour installer la série?

Comme à mon habitude, j’essaie d’insuffler un rythme et un ton particulier aux récits. Ici, je mise beaucoup sur les dialogues et la répartie de notre personnage principal. En outre, si les trames reprennent bel et bien les bases du genre espionnage, il n’en demeure pas moins qu’elles sont traitées avec légèreté.

Qui a choisi Pino Rinaldi comme dessinateur?

J’ai découvert son travail grâce à mon ami Alcante à qui il avait envoyé un dossier car il recherchait des projets sur le marché franco-belge. Pino s’est avéré le candidat idéal.

250 romans parus et 75 millions d’exemplaires pour Jean Bruce, cela vous fait-il rêver?

Oui, bien sûr, mais je reste très prudent et surtout angoissé par rapport aux chances de succès de la série BD.

(Denis Berche/L'essentiel)

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