Attentat à la gareAttentat de Marseille: cinq gardes à vue levées
Cinq personnes en garde à vue après l'attaque devant la gare de Marseille, ont été remises en liberté, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

People lay flowers, candles and other items at a makeshift memorial set-up on October 2, 2017, outside Saint-Charles train station in Marseille, where two students, two 20-year-old cousins, were killed the day before by an Islamist knifeman who was shot dead by soldiers.
The man who stabbed two young women to death in Marseille in an attack claimed by the Islamic State group used seven different identities and had been arrested just days earlier, French prosecutors said. France has been under a state of emergency since the IS gun and bomb attacks in Paris in November 2015 -- part of a string of jihadist assaults that have left more than 240 people dead over the past two years. / AFP PHOTO / BORIS HORVAT
Interpellés mardi à Marseille, les quatre hommes, âgés de 32 à 56 ans, et la femme, 35 ans, ont été relâchés «en l'absence d'éléments incriminants à ce stade», a-t-on précisé de même source. Ils avaient été placés en garde à vue pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, les enquêteurs cherchant à déterminer s'ils avaient pu apporter un soutien logistique au tueur, Ahmed Hanachi. Le jour de l'interpellation de ces cinq personnes ayant été en contact avec Ahmed Hanachi, la police avait parallèlement procédé à plusieurs perquisitions à Marseille, dont l'une dans un studio loué par le Tunisien où il a passé sa dernière nuit.
Le tireur, abattu par des militaires du dispositif Sentinelle après avoir perpétré son crime au cri d'«Allah Akbar», a assassiné dimanche à coups de couteau deux cousines de 20 ans, Laura et Mauranne, sur le parvis de la gare Saint-Charles. L'EI avait rapidement revendiqué les deux meurtres mais les enquêteurs français n'ont rien trouvé qui puisse relier l'assaillant à l'organisation jihadiste. Jeudi, le Premier ministre tunisien Youssef Chahed a indiqué que l'enquête n'avait jusque là pas mis en évidence de liens avec des groupes «terroristes» en Tunisie.
Selon son père Noureddine, le jeune homme avait quitté la Tunisie à l'âge de 17 ans mais revenait ponctuellement d'Europe retrouver sa famille dans la région de Bizerte (nord). La justice italienne a également ouvert une enquête à Aprilia, ville près de Rome où Ahmed Hanachi s'est marié avec une Italienne en 2008 et a résidé entre mars 2010 et mai 2017, selon un responsable de la mairie. Il y a été arrêté à deux reprises pour des affaires de droit commun. Les enquêteurs tentent de savoir si la commune a pu abriter une éventuelle cellule terroriste, l'assaillant du marché de Noël à Berlin, Anis Amri, y ayant également séjourné.
(L'essentiel/AFP)