«Au départ, je ne voulais pas faire de capoeira»

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«Au départ, je ne voulais pas faire de capoeira»

ESCH - Jaime est né
au Brésil. Aujourd'hui,
entre distribution de tracts verts et boulot, il enseigne la capoeira ici.

Les élèves des différents stages de la Kulturfabrik se produiront vendredi soir et le 4 juillet.

Les élèves des différents stages de la Kulturfabrik se produiront vendredi soir et le 4 juillet.

L'essentiel: La capoeira, c'est une danse ou du combat?

Jaime Evangelista Silva: C'est la musique avec le combat. Si tu ôtes la musique, ce n'est plus qu'un art martial. Le combat, que de la danse.

Comment est-elle née?

C'était une danse africaine développée en secret en art de combat par les esclaves noirs au Brésil. À l'entraînement, ils formaient une ronde autour des combattants en jouant de la musique. Quand le gardien arrivait, un musicien lançait un signal. Et les combattants se mettaient à danser. Début 1900, la capoeira était encore illégale. Tu te faisais arrêter si tu te baladais avec un instrument comme un berimbau.

Comment êtes-vous tombé dans la capoeira?

Par hasard. On a réalisé avec les copains que notre prof de musique était maître de capoeira. Au départ, je ne me voyais pas en faire. Je trouvais les capoeristes étranges avec leurs instruments.

Comment êtes-vous arrivé au Luxembourg?

En suivant celle qui allait devenir mon épouse. Et attachée parlementaire des Verts. Elle était venue au Brésil pour un stage avec mon maître.

Vos élèves et vous vous produirez à la KuFa. Qu'en attendez-vous?

De l'amusement. Puis partager des valeurs avec le public, comme le respect, l'entraide...

Recueilli par Séverine Goffin

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