Conférence à Genève – Aucun accord trouvé sur le nucléaire iranien

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Conférence à GenèveAucun accord trouvé sur le nucléaire iranien

La réunion du conseil de sécurité de l'ONU et de l'Iran n'a pas abouti à un accord sur la suspension du programme nucléaire de Téhéran. Les négociations sur le dossier se poursuivront le 20 novembre, à Genève.

Les représentants de l'Iran et des puissances du groupe P5+1, soit les membres permanents du Conseil de sécurité (États-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne et Chine) et l'Allemagne, avaient entamé leurs discussions jeudi, après un premier round les 15 et 16 octobre dans la cité de Calvin. L'espoir était de parvenir à un compromis qui permette un allègement des sanctions contre Téhéran en échange de la suspension de son programme nucléaire.

Au troisième jour de ces pourparlers, le travail a porté sur la rédaction d'un accord intérimaire d'une durée de six mois qui apporterait des garanties sur les volets controversés du programme iranien. «Nous avons fait beaucoup de progrès concrets, mais des différences demeurent», a déclaré peu après minuit, la chef de la diplomatie de l'Union européenne, Catherine Ashton, lors d'une conférence de presse très courte aux côtés du ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif.

Le ministre iranien pas déçu

«Les négociations reprendront au niveau des directeurs politiques, le 20 novembre, à Genève», a-t-elle annoncé. «Les négociations ont été très intenses et nous reviendrons avec l'objectif de les conclure», a ajouté Catherine Ashton. Le ministre iranien a affirmé qu'il n'était pas «du tout déçu». «Des divergences sont normales quand on commence» à négocier, a-t-il dit. «Nous avons eu une bonne dernière réunion de deux heures dans le but d'appliquer la première phase d'un accord quand nous nous rencontrerons à nouveau», a affirmé M. Zarif.

«Il existe une dynamique pour que nous avancions lors de notre prochaine rencontre. Les discussions ont été très bonnes, très productives ces trois jours», a ajouté M. Zarif. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a déclaré pour sa part que des «progrès importants» ont été réalisés, mais que «des questions restent ouvertes qui doivent être encore clarifiées».

Rassurer Israël

Le ministre français Laurent Fabius avait été le premier à annoncer l'absence d'accord. La position plus ferme de la France a fait l'objet de critiques, notamment en Iran. Mais Catherine Ashton a réfuté toute idée de division parmi les Européens. «Non seulement nous avons réduit nos différences, mais nous avons fait des progrès significatifs», a déclaré John Kerry, en s'adressant à la presse peu avant 2h du matin. «Il n'y a pas de doute que nous sommes plus proches d'un accord», a-t-il affirmé.

Le secrétaire d’État américain a insisté sur le fait que le but est d'empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire. «Les États-Unis sont déterminés à ce que l'Iran n'acquière pas d'armes nucléaires», a-t-il déclaré. «Il faut du temps pour rétablir la confiance entre des pays en conflit pendant très longtemps», a-t-il fait remarquer. «Nous avons travaillé dur pour surmonter la méfiance», a souligné John Kerry. «Le président Obama a dit de ne pas se précipiter vers un accord. C'est juste de prendre le temps nécessaire pour nous assurer d'avoir un bon accord», a déclaré le responsable américain.

Interrogé sur la position de la France, il a précisé que les cinq grandes puissances sont unies sur le fait que certains points doivent encore être clarifiés. Il a aussi cherché à rassurer Israël en affirmant qu'il ne fallait pas croire des informations prématurées et que les États-Unis ont à cœur de défendre les intérêts des pays les plus concernés.

(L'essentiel Online/ ats/afp)

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