Ayo: «L'album est le fruit de déceptions et de faux espoirs»
ESCH-BELVAL - La belle et talentueuse Ayo s'invite dans nos contrées dès ce soir, pour réchauffer nos cœurs.

Ne la ratez pas. La brindille se lance à cœur joie dans une tournée avec une escale à Metz jeudi soir, et une autre lundi soir à Esch-Belval, à la Rockhal. (dr)
L'essentiel: La presse a décrit votre dernier album, «Gravity At Last», comme celui de la maturité. Votre avis?
Ayo: (Rires) «Maturité» est un grand mot. Je dirais qu'il est plus direct, que j'ai moins peur de dire les choses. Il est aussi plus axé sur les percussions.
Ce besoin d'être plus direct a-t-il été imposé ou est-ce un cheminement tout à fait naturel?
Ah, pas du tout! Personne ne me dit ce que je dois faire en studio. Je suis ouverte aux idées de mon producteur certes, mais à la fin c'est quand même toujours moi qui décide.
Trait marquant sur cet album: la colère. Alors que sur le premier, vous aviez plutôt tendance à supplier, non?
Oui, les temps changent. J'ai retenu les leçons. L'album est le fruit de déceptions et de faux espoirs.
Pensez-vous que les charts souffrent d'un manque de musique engagée comme la vôtre?
Non, pas de musique engagée, mais de musique sincère. Parce qu'on peut très bien se dire engagé, sans penser un mot de ce que l'on chante (rires).
Comment jongle-t-on avec les rôles de jeune mère et de musicienne?
Mon fils est encore jeune (2 ans), donc pour l'instant, je l'emmène partout avec moi quand je voyage. Mais, je veux que plus tard il ait des repères. Je ne voudrais pas qu'il ait toujours à se faire de nouveaux amis. Ce serait égoïste de ma part.
Depuis votre premier passage ici, au Casino 2000 en 2007, vous êtes devenue une artiste établie. Comment avez-vous réussi à garder la tête sur les épaules?
Je ne crois tout simplement pas en la célébrité. Tout cela ne m'affecte nullement. Et, comme j'aime parler aux gens, la notoriété ne me pose pas grand problème.
Recueilli par kwt
Ayo, jeudi soir à 20 h, aux Arènes de Metz, 5, avenue Louis-Ledébonair, Metz. Prix: 29 euros. Le lundi 9 février, à 20 h 30, à la Rockhal. Prix: 26 euros.