Au CanadaBarack Obama accueilli en héros à Montréal
L'ancien président américain Obama a livré mardi, un message d'espoir en appelant à lutter contre les excès du capitalisme et à redoubler d'efforts pour le climat.

«Il est clair depuis un certain temps que le monde a atteint un point de bascule», a dit l'ex-président démocrate, dans un discours au Palais des congrès de Montréal, son premier au Canada depuis qu'il a quitté son poste en janvier. «À l'âge de l'information instantanée, où la télé et Twitter peuvent nous alimenter avec un flot continu de mauvaises nouvelles, il peut sembler que l'ordre international que nous avons construit est constamment testé et que le centre pourrait ne pas tenir», a-t-il dit, chaudement applaudi par une foule de plus de 6 000 personnes.
Dans un monde aux prises avec la pauvreté, les inégalités sociales, le terrorisme et des migrations de masse, la montée en puissance «d'hommes forts», de nationalismes ou du protectionnisme économique sont «compréhensibles». «Lorsque le 1% des plus riches accapare une part toujours plus grande de la richesse, la crainte de la part de beaucoup, dans nos pays, est que les dés sont pipés contre eux», a-t-il dit, en appelant à «la modernisation des filets de protection sociale», notamment aux États-Unis.
Montrer l'exemple
«Nous ne pouvons arrêter le progrès», a-t-il poursuivi, en référence à la révolution technologique en cours. Mais «nous devons élaborer de nouveaux contrats sociaux pour que le progrès fonctionne pour tout le monde». «Lorsque nous montrons l'exemple par l'espoir et non la peur, nous sommes capables de faire des choses que d'autres pays ne peuvent pas ou ne voudraient pas».
Revenant sur la décision de son successeur Donald Trump de retirer son pays de l'accord de Paris sur le climat, l'ancien locataire de la Maison-Blanche a reconnu avoir été «réconforté» la semaine dernière en voyant «des États américains, des villes, des universités et de grandes entreprises signifier clairement leur intention de poursuivre le combat pour le sort des futures générations».
(L'essentiel/AFP)