«Rubygate»Berlusconi se faisait extorquer de l'argent
Un homme d'affaires de Bari, impliqué dans le scandale de la prostituée Patrizia D'addario, a été arrêté. Il est soupçonné d'extorsion contre le président du Conseil italien.

«La police de Naples, en collaboration avec celle de Rome, a arrêté Giampaolo Tarantini, 34 ans, et son épouse Angela Devenuto, 32 ans, pour le délit d'extorsion contre le président du Conseil, Silvio Berlusconi. L'arrestation a été effectuée sur la base d'un mandat d'arrêt» émis par la justice de Naples, indique le communiqué.
Giampaolo Tarantini, un hommes d'affaires de Bari, dans les Pouilles, soupçonné à l'époque de corruption, avait affirmé en 2009, lors de cette première enquête, avoir fait venir une trentaine de femmes prêtes à accorder des faveurs sexuelles «si le besoin s'en faisait sentir» lors de 18 fêtes données par M. Berlusconi dans ses résidences à Rome et en Sardaigne, entre septembre 2008 et janvier 2009. «Je les présentais comme mes amies et je ne mentionnais pas le fait que parfois je les payais», avait cependant précisé M. Tarantini.
500 000 euros pour éviter un procès
Selon le parquet de Naples, cité par l'hebdomadaire Panorama, propriété de la famille Berlusconi, le chef du gouvernement aurait versé 500 000 euros puis des sommes plus faibles chaque mois pour que Tarantini continue à dire dans son procès que Silvio Berlusconi n'était pas au courant du fait que les jeunes femmes étaient payées pour se prostituer.
En particulier, le versement des 500 000 euros aurait eu pour objectif de convaincre M. Tarantini de choisir un procès raccourci, en reconnaissant sa culpabilité, pour éviter un procès normal qui aurait entraîné le déballage en public d'écoutes téléphoniques considérées «embarrassantes» pour Silvio Berlusconi.
Mais le chef du gouvernement s'est défendu d'avoir été victime d'une extorsion, affirmant, selon Panorama, avoir «aidé une personne (Tarantini) et une famille avec des enfants qui se trouvaient et se trouvent dans de graves difficultés économiques».
(L'essentiel Online/AFP)
Et que dit Patrizia D'Addario?
Patrizia D'Addario, qui a écrit en livre sur sa nuit torride avec le chef du gouvernement, a affirmé en 2009 que «Berlusconi savait que j'étais une prostituée. Et je n'étais pas la seule ce soir-là et la soirée précédente».