La police recommande l’inculpation de l'ex-président Bolsonaro

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BrésilLa police recommande l’inculpation de l'ex-président Bolsonaro

C'est dans le cadre de la présumée tentative de coup d'État qui a suivi l'élection présidentielle de 2022, que cette «recommandation» a été faite auprès de la Cour suprême.

Bolsonaro (photo) et 36 autres personnes, dont d'anciens ministres, sont visés par cette «recommandation» de la police brésilienne.

Bolsonaro (photo) et 36 autres personnes, dont d'anciens ministres, sont visés par cette «recommandation» de la police brésilienne.

AFP

La police fédérale brésilienne a recommandé, jeudi, l’inculpation de l’ex-président d’extrême droite, Jair Bolsonaro, pour une supposée tentative de coup d’État pour empêcher le retour au pouvoir de son successeur, Lula, après le scrutin de 2022.

Trente-six autres personnalités font également l’objet d’une demande d’inculpation dans le cadre de cette enquête, dont le rapport final a été envoyé jeudi à la Cour suprême, a détaillé la police, dans un communiqué. «La Police fédérale a conclu ce jeudi l’enquête sur l’existence d’une organisation criminelle qui a agi de façon coordonnée en 2022, dans la tentative de maintien du président de l’époque au pouvoir», détaille ce communiqué.

Crime d'«abolition violente de l’État démocratique de droit, coup d’État et organisation criminelle»

«Le rapport final a été envoyé à la Cour suprême, avec la demande d’inculpation de 37 personnes pour les crimes d’abolition violente de l’État démocratique de droit, coup d’État et organisation criminelle», précise la police fédérale. Ce rapport doit ensuite être remis par la Cour suprême au bureau du procureur général, qui devra décider sur cette base s’il y a lieu ou non d’engager des poursuites contre l’ancien chef d’État (2019-2023).

La liste des 37 personnes dont les enquêteurs ont recommandé l’inculpation comprend également d’anciens ministres du gouvernement Bolsonaro, dont celui de la Défense, Walter Braga Netto, qui était également son candidat à la vice-présidence en 2022. Le général Augusto Heleno, ex-ministre du Cabinet de sécurité institutionnelle, qui était considéré comme l’éminence grise de l’ex-président, et Alexandre Ramagem, qui était le chef des services de renseignement sous son mandat, ont également été visés.

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(afp/rk)

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