École européenne«Ce qui s'est passé est exceptionnel»
LUXEMBOURG - Trois jours après la manifestation de 150 élèves de 4e et 5e de l'École européenne, une réunion s'est tenue lundi avec l'ensemble des acteurs concernés.

«Ce qui s'est passé vendredi est quelque chose d'exceptionnel dans une école européenne, explique Toula Vassilacou, directrice de l'École européenne, contactée lundi par L'essentiel Online. Et effectivement, une manifestation de 150 élèves de 4e et de 5e dans les couloirs de l'école, cela n'arrive pas tous les jours. But de la manœuvre: tenter d'obtenir l'autorisation de quitter l'établissement au cours de la pause de midi pour se restaurer à l'extérieur et au moment des heures libres. Après 1h30 de protestation, l'ensemble des élèves avait repris les cours.
C'est donc pour comprendre la situation qu'une réunion était organisée ce lundi au sein de l'École européenne. Direction, représentants des classes «insurgées», représentants des élèves et association des parents d'élèves étaient donc autour de la table pour évoquer la situation. «Le fond du problème reposait sur le fait que les élèves n'ont pas compris l'application stricte du règlement intérieur concernant les autorisations de quitter l'établissement, précise la directrice de l'École européenne. Depuis deux semaines, plus aucun élève de 4e et de 5e ne peut sortir, contrairement à ce qui se passait auparavant, où une certaine tolérance des gardes avait été observée».
Réunion constructive
Après une heure de réunion, l'ensemble des acteurs est parvenu à un accord concernant une évolution potentielle du règlement intérieur. Un questionnaire sera ainsi remis aux parents d'élèves de 4e et de 5e sur les sorties éventuelles de leurs enfants dont les conclusions seront remises au conseil consultatif de l'établissement. Ce dernier, programmé pour janvier, sera alors chargé de réaliser des propositions soumises au conseil d'administration, seul habilité à modifier le règlement intérieur. La décision finale sera prise en février prochain.
Une réunion jugée constructive par la direction de l'école qui reconnaît une part de responsabilité dans la tenue de cet événement au sein de l'établissement. «Cette crise a été provoquée par l'application stricte du règlement de l'établissement en cours d'année et non au début comme nous aurions dû le faire, reconnaît Toula Vassilacou. Mais cela ne justifie pas que les élèves aient organisé une manifestation sans aucun préavis, quelques minutes à peine avant le début des cours».
(Jmh/L'essentiel Online)