Sommet citoyenDes Belges lancent le G1000, un G20 citoyen
Le 11 novembre à Bruxelles se tiendra le «sommet du G1000». 1 000 personnes y débattront de «la crise de la démocratie» en Europe, a-t-on appris vendredi auprès des organisateurs.

Cette initiative, qui suivra de près le G20 de Cannes en France et rencontre un large écho médiatique, est née alors que la Belgique connaît la plus longue crise politique de son histoire, en l'absence de la formation d'un gouvernement de plein exercice plus de 500 jours après les dernières élections législatives. «Le modèle démocratique semble en panne en Belgique, mais aussi dans toute l'Europe. Il est urgent de reconnecter les citoyens avec le processus de décision politique», explique Benoît Derenne, l'un des promoteurs du mouvement.
Lancée sur Internet et les réseaux sociaux, l'initiative a «suscité un vaste engouement populaire» qui débouchera sur le «sommet» du 11 novembre. «Ce sera une réunion inédite en Europe car elle rassemblera dans une grande salle de Bruxelles 1 000 citoyens invités après avoir été tirés au sort de façon aléatoire par une société d'étude d'opinion sur les listes des abonnés au téléphone fixe et portable», indique M. Derenne.
Un sommet «totalement indépendant, notamment financièrement»
Un équilibre a ensuite été trouvé pour que cette sélection «soit à l'image de la société» en terme d'origine linguistique, d'âge et de sexe. Ces 1 000 citoyens débattront de thèmes concrets liés à l'avenir du pays (social, environnement, institutions). «Si les élus du peuple ne s'en sortent pas, c'est aux citoyens qu'il revient de se concerter. Si le peuple manque d'expertise, il a le privilège d'être libre», affirme le manifeste du G1000 disponible sur son site.
À l'issue de ce «sommet», un G32 composé de 32 personnes tirées au sort sur les 1 000 sera chargé d'élaborer des propositions d'ici à avril 2012 qui seront soumises à la classe politique. Le G1000, qui se déclare «totalement indépendant, notamment financièrement», fait suite au succès d'«initiatives citoyennes» menées à New York pour l'aménagement du site Ground Zero après les attentats du 11 septembre 2001, ou en Islande, où la rédaction d'une nouvelle constitution a été confiée à un groupe de citoyens.
L'essentiel Online/AFP