Action au LuxembourgDes croissants contre la violence domestique
LUXEMBOURG - Pour sensibiliser, le public au problème de la violence domestique, le ministère de l'Égalité a demandé l'aide des boulangers.

Tania Bofferding (au centre) entourée par Jean-Marie Neuberg et Carole Muller.
L'essentiel«Acheter son croissant du matin, c'est un geste du quotidien et un moment fort pour entrer en contact avec les gens», souligne Taina Bofferding, la ministre de l'Égalité entre les femmes et les hommes (MEGA). C'est pourquoi le ministère s'est adjoint l'aide de boulangers pour sa campagne de sensibilisation des victimes, auteurs et temoins de violence domestique, «Gewalt kënnt net an Tut» (La violence n'entre pas en jeu). Un slogan qui joue avec le mot Tut, sachet en luxembourgeois.

Le slogan, ainsi que les liens pour trouver de l'aide, sont imprimés sur 100 000 sachets qui seront distribués ces prochaines semaines dans le 60 points de vente Fischer et les 17 des boulangeries Jos & Jean-Marie. «Si ça peut permettre de dire aux gens 'faites attention à vous et à ceux qui vous entourent, c'est une bonne action'», estime Carole Muller, CEO des boulangeries Fischer.
La distribution gratuite de croissants dans la rue qui accompagnait le lancement de la campagne mercredi matin, est venue toucher la corde sensible de certains passants. «C'est très compliqué d'être témoin, de ne pas savoir quoi faire, avance ainsi une passante de 37 ans. Il existe encore beaucoup de préjugés et d'incompréhension autour de la violence domestique, c'est bien de pouvoir en parler», conclut-elle.

(Séverine Goffin/L'essentiel)