EurogroupeDijsselbloem sera désigné par consensus
La candidature du Néerlandais Jeroen Dijsselbloem à la tête de l'Eurogroupe, pour succéder à Jean-Claude Juncker, devrait être acceptée par consensus lundi, a indiqué dimanche, Pierre Moscovici.

Cette candidature «devrait être acceptée par consensus demain», a affirmé M. Moscovici, ministre de l'Économie français, interrogé lors de l'émission Internationales proposée par RFI-TV5-Le Monde. Lors de la première réunion de l'Eurogroupe en 2013 lundi, le Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, 58 ans, passera le flambeau, sauf surprise, à un quasi-inconnu, le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem, 46 ans, ministre des Finances de son pays depuis à peine deux mois et seul candidat au poste de chef de file des ministres des Finances de la zone euro. M. Moscovici a dit n'avoir jamais été candidat à cette fonction, même si son nom a pu être cité. «Il n'y a jamais eu de candidature française», a-t-il martelé.
«C'est une tâche extraordinairement lourde et je pense qu'elle doit vraiment être faite complètement», selon lui. Interrogé sur le probable futur patron de l'Eurogroupe, M. Moscovici a affirmé que c'était «la moindre des choses (...) qu'il nous dise ce qu'il veut, ce qu'il pense», notamment sur trois dossiers prioritaires selon lui à savoir l'union bancaire, l'équilibre entre déficit et croissance, ainsi que le fait de garantir l'intégrité de la zone euro. «Ce que j'attends, c'est qu'on garde une vision inspirée, qu'on n'ait pas une vision restrictive, que ce ne soit pas une Europe triple A ou une Europe du nord contre une Europe du sud», a prévenu M. Moscovici.
«Il ne s'agit pas de donner un chèque en blanc ni de se méfier de M. Dijsselbloem qui d'ailleurs est un social-démocrate avec lequel je me sens assez en phase», a-t-il ajouté. Au total, «je pense qu'il faut rester dans la continuité de ce qu'a fait Jean-Claude Juncker», selon le ministre français. «Il connaît bien et la France et l'Allemagne. Il a toujours veillé à ce qu'il y ait cet équilibre» dans la région, a précisé M. Moscovici, à propos de M. Juncker, qui tire sa révérence après huit ans à la tête de l'Eurogroupe, dont la moitié passée à défendre l'existence même de la zone euro, menacée d'implosion par la crise.
(L'essentiel Online/AFP)