DSB, banque «agressive» lâchée par ses clients
La banque néerlandaise a subi de gros retraits d'argent suite à des plaintes sur sa politique de crédits jugée trop agressive.

Dirk Scheringa, président de DSB, a demandé la protection des autorités néerlandaises.
afpDSB, une banque néerlandaise spécialisée dans les crédits aux particuliers, a été placée hier sous la protection du tribunal d’Amsterdam. L'établissement a souffert d'importants retraits en liquide de la part de ses clients depuis le début du mois.
Le PDG de la banque Dirk Scheringa a chiffré ces retraits à 600 millions d’euros, soit environ un sixième de l’épargne de ses clients.Une association de défense des victimes du crédit immobilier avait appelé le 1er octobre, dans une émission télévisée, les clients de la DSB à retirer leur argent de la banque, créée en 1975 par Dirk Scheringa.
En septembre, d’anciens employés de la banque avaient dénoncé anonymement à la télévision les méthodes agressives utilisées pour obtenir des nouveaux clients pour les crédits immobiliers, les crédits à la consommation et les assurances vie. La DSB affirme sur son site Internet détenir 17% du marché du crédit à la consommation aux Pays-Bas.
La banque détient trois filiales en Belgique, les autorités belges sont en train d’analyser leur situation. L'une d'elles, Creafin, est examinée en parallèle par le gendarme belge des marchés financiers (CBFA) en raison de ses activités de crédit hypothécaire.