Elles se sont suicidées au passage à niveau
Les deux jeunes femmes, tuées samedi dans leur voiture happée par un train, voulaient en finir avec la vie.
Les deux jeunes femmes tuées samedi dans leur voiture happée par un train sur un passage à niveau, à 20 kilomètres au sud de Toul (Meurthe-et-Moselle), avaient vraisemblablement choisi de se suicider. C'est ce qu'a déclaré dimanche le procureur adjoint de Nancy. «Des documents retrouvés dans la voiture semblent confirmer le suicide comme la thèse la plus probable», a précisé Yves Calvet.
Les gendarmes chargés de l’enquête vont interroger les proches et les fréquentations des deux jeunes femmes «qui n’avaient apparemment pas de passé commun». La conductrice, âgée de 22 ans, était originaire de Glenac (Morbihan) et sa passagère, âgée de 21 ans, originaire de Charleville-Mézières (Ardennes).
Elles ont été aperçues par des témoins vendredi vers minuit, peu avant la collision, circulant à petite vitesse dans la 505 blanche à Saulxures-les-Vannes.
Selon le témoignage du conducteur du train de fret qui circulait «à une vitesse normale de 100 km/h», le véhicule était arrêté sur le passage automatique. Les barrières automatiques n’ont pas été endommagées et le passage à niveau automatique qui «n’est pas signalé dangereux», a «fonctionné correctement».
Selon Denis Lorrain, directeur de cabinet à la région SNCF, il y a eu deux accidents mortels en 2007 sur des passages à niveau automatiques de Meurthe-et-Moselle dont l’un s’est avéré être un suicide.