Un site web permet de voir la dette de Trump se creuser en direct

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États-UnisUn site web permet de voir la dette de Trump se creuser en direct

L’ancien président a fait appel de sa condamnation au civil pour fraudes, mais la somme qu'il doit à l'État de New York ne cesse de gonfler. 

Le 16 février, l’ex-président américain a été condamné à 355 millions de dollars d'amendes.

Le 16 février, l’ex-président américain a été condamné à 355 millions de dollars d'amendes.

AFP

Donald Trump doit un paquet d'argent à l'État de New York, et chaque minute qui passe n'arrange pas ses affaires. Le 16 février, l’ex-président américain a été condamné à 355 millions de dollars d’amendes pour fraudes financières au sein de son empire immobilier. L'ex-magnat de l'immobilier a annoncé lundi qu'il faisait appel, ce qui ne le dispensera pas automatiquement de devoir verser immédiatement cette somme.

Pour s'amuser de cette situation, un détracteur de Donald Trump a lancé un site Internet permettant à tout un chacun de suivre en direct l'évolution de la dette de l'ex-président. Malgré l'appel interjeté par le milliardaire, l'intérêt de sa dette continue d'évoluer à un rythme de 112 000 dollars par jour, explique le Huffington Post. Selon le compteur établi par Johnny Palmadessa, un consultant en stratégie et journaliste démocrate basé en Pennsylvanie, la dette de Donald Trump dépassait les 465 millions de dollars, mardi, à la mi-journée. 

Johnny Palmadessa n'est pas le seul à avoir eu cette idée. En effet, la procureure générale de l’État de New York, Letitia James, poste régulièrement sur X des mises à jour de l'état de la dette de Donald Trump. La magistrate avait porté plainte contre le républicain, en octobre 2022, et l’avait contraint, avec ses deux fils adultes et leur groupe familial Trump Organization, à un procès civil pour fraudes, d’octobre à janvier derniers.

Enregistré lundi auprès de la Cour suprême de New York (tribunal de première instance), l'appel vise aussi l’interdiction imposée le 16 février, à Donald Trump et à ses deux fils adultes, Donald Jr et Eric, de diriger des entreprises dans l’État de New York pendant trois ans.

«Erreurs de droit et de fond»

Dans les quelque 120 pages de motivations pour interjeter appel, le camp Trump représenté par l’avocate Alina Habba estime que la «Cour suprême a commis des erreurs de droit et de fond, abusé de son pouvoir discrétionnaire et est allée au-delà de ses compétences».

Dans son jugement il y a dix jours, le juge Arthur Engoron, du même tribunal, avait condamné l’ancien président des États-Unis à payer 354,86 millions de dollars d’amendes pour fraudes financières, et chacun des deux fils à quatre millions de dollars d’amendes. L’ancien locataire républicain de la Maison-Blanche avait fustigé un jugement «totalement bidon».

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(afp/joc)

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