Rentrée au Luxembourg«Évitez les attroupements pour vos manuels»
LUXEMBOURG - Venir chercher physiquement un manuel scolaire est une obligation. Impossible d'être livré en passant par Internet. Des files sont craintes dans les magasins.

Le respect des distances, une nouvelle épreuve de rentrée pour venir chercher ses fournitures scolaires.
L'essentiel/Frédéric Lambert«Veuillez respectez vos distances! Merci». Entre un quai et l'arrivée d'un métro, on aurait pu lire ce type d'annonces par le passé, mais pour trouver un tel panneau dans une librairie, il a fallu attendre l'arrivée du Covid-19. «Juste avant la rentrée, c'est une crainte que l'on peut avoir quand les gens vont venir chercher leurs manuels scolaires», prévient Mathieu Cadet, responsable à la Belle-Étoile et à Ettelbruck. «On n'est pas là pour faire la police et on espère que chacun se montrera responsable en plein stress avant la rentrée des enfants».
«Depuis deux bonnes semaines, c'est reparti, on sent que nos clients préparent à nouveau les sacs d'école». Référence au Grand-Duché, la librairie Ernster est en plein rush pour le moment. «En amont, on est confrontés à des pics de préparation pour faire face à des week-ends chargés», précise Mathieu Cadet. «Pour cette rentrée 2020, on voit que les gens se préparent plus vite et qu'ils "évitent" l'accumulation de personnes dans les magasins».
« On a la crainte de voir les files d'attente s'allonger »
Au lieu de tout miser sur un week-end, les clients semblent avoir changé d'attitude face au Covid-19 et les achats s'étalent désormais tout au long de la semaine. «Ce qui nous permet aussi d'être plus présents pour nos clients et de mieux les conseiller», ajoute Mathieu Cadet. «Il y aura d'office un gros rush, le week-end, juste avant la rentrée et on s'y prépare. On va avoir énormément de monde et on est prêts comme chaque année. Cette fois-ci en particulier, on compte sur la responsabilité de chaque famille pour respecter les mesures de distanciation».
Au niveau des livres scolaires, les attentes sont identiques. D'autant plus qu'il est impossible de les commander sur Internet. «Sur une famille de cinq personnes, on espère vraiment que les gens ne viendront pas tous ensemble», souligne Mathieu Cadet, habitué, lors des précédentes rentrées, déjà, à voir de longues files d'attente, «énormes», se former dans la galerie commerciale du Cactus de la route d'Arlon, à Bertrange. «C'est un conseil que l'on aimerait donner: éviter les attroupements dans le magasin. Cela nous permettra de bien servir tous nos clients».
(fl/L'essentiel )