En Suisse – Excédé, un papa brise trois côtes à son bébé

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En SuisseExcédé, un papa brise trois côtes à son bébé

Un homme a écopé mercredi de 18 mois de prison avec sursis pour avoir maltraité son nourrisson. Il avoue ne pas avoir su gérer les pleurs incessants de son fils et dit regretter ses actes.

L’enfant avait dû être hospitalisé durant quatre jours (image prétexte).

L’enfant avait dû être hospitalisé durant quatre jours (image prétexte).

Dominik Butzmann/laif

Les parents savent à quel point il peut être frustrant de s’occuper d’un bébé qui n’arrête pas de pleurer. Un père âgé de 30 ans a comparu mercredi devant un tribunal suisse, parce qu’il avait été poussé à bout de nerfs par les pleurs de son fils, il y a un an et demi.

Un soir, alors que le nourrisson n’avait que quelques semaines, l’homme s’occupait seul de l’enfant. Sa compagne et mère du petit, de laquelle il s’est entretemps séparé, était absente au moment des faits. Selon le «Tages-Anzeiger», le trentenaire n’arrivait pas à consoler son bébé. Ne sachant plus quoi faire et sous le coup du stress, il a mordillé son fils au niveau de sa joue gauche. Le bébé s’est alors mis à crier encore plus fort.

Réalisant ce qu’il venait de faire, le papa a déposé le nourrisson sur la table à langer. Il l’a ensuite repris dans les bras en appuyant fortement sur sa cage thoracique, lui brisant trois côtes. L’enfant avait par la suite dû être hospitalisé durant quatre jours.

«J’ai perdu les pédales»

Depuis le début de l’enquête, le père a avoué les faits. Raison pour laquelle l’affaire a été traitée en procédure accélérée par la justice zurichoise. Interrogé par la Cour, le papa a affirmé: «Je me sentais perdu et totalement dépassé par les événements. J’ai perdu les pédales. C’est la chose que je regrette le plus au monde.»

La juge a qualifié les faits de «très graves». Elle a néanmoins reconnu qu’il avait agi de la sorte parce qu’il était désespéré. Elle l’a finalement condamné à 18 mois de prison avec sursis, assortis d’une période probatoire de 2 ans. Il devra aussi verser 3000 francs à son fils (2 874 euros) et s’acquitter des frais de procès, tout comme d’autres frais s’élevant à plus de 25 000 francs (23 954 euros). Rien que l’expertise psychiatrique effectuée coûte 21 000 francs (20 000 euros).

(L'essentiel/ofu)

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