Des soignants détenus par Israël «victimes de graves sévices»

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GazaDes soignants détenus par Israël «victimes de graves sévices»

«Les détenus subissent des sévices physiques, psychologiques et sexuels, ainsi que la famine et la négligence médicale», affirme l’enquête menée par une ONG israélienne.

Certains soignants sont soupçonnés d'être «impliqués dans des actions terroristes» par les autorités israéliennes.

Certains soignants sont soupçonnés d'être «impliqués dans des actions terroristes» par les autorités israéliennes.

AFP

La branche israélienne de l’ONG Physicians for Human Rights (PHRI) dénonce une politique généralisée de sévices infligés aux professionnels de santé palestiniens de Gaza détenus par Israël.

PHRI (en français: «Médecins pour les droits de l’homme – Israël») indique dans un rapport que plus de 250 médecins, infirmiers et autres soignants palestiniens ont été arrêtés dans la bande de Gaza par Israël depuis le début de la guerre déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre 2023. Plus de 180 sont toujours détenus dans des centres de détention gérés par l’armée israélienne, ajoute le rapport.

«Les allégations sont prises au sérieux»

«Les détenus subissent des sévices physiques, psychologiques et sexuels, ainsi que la famine et la négligence médicale, ce qui s’apparente à de la torture», affirme l’enquête, dénonçant une «politique profondément enracinée». Interrogé sur les conclusions de ce rapport publié mercredi, le Service des prisons israélien n’avait pas répondu vendredi.

L’armée israélienne «prend de telles allégations très au sérieux et les «examine à fond et enquête» lorsqu’elles sont fondées, a déclaré un porte-parole militaire.

L’armée «agit conformément au droit international et n’arrête pas des professionnels de santé à cause de leur métier en tant que tel», a-t-il assuré, ajoutant qu’il avait été établi que certains professionnels de santé arrêtés «ont été impliqués dans des activités terroristes», voire «étaient membres de la branche armée du Hamas tout en travaillant dans une institution médicale».

Au cours de leur détention, les soignants racontent avoir été battus, menacés, contraints de signer des documents en hébreu, indique le rapport de PHRI, fondé sur une vingtaine de témoignages collectés en prison. «Le personnel médical a été principalement interrogé sur les otages israéliens, les tunnels, les structures hospitalières et les activités du Hamas», poursuit le texte.

Comme «aucune accusation grave n’a été portée contre» les soignants libérés interrogés par PHRI, «il semble que les interrogatoires aient principalement visé à recueillir des renseignements», conclut le rapport.

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(afp/rk)

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