VOLCAN NYIRAGONGOGoma désertée par ses habitants, moins de séismes
Evacuée de façon préventive par crainte d’une nouvelle éruption, la ville de Goma a passé une nuit plutôt calme.

La ville de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), était en grande partie vidée de ses habitants vendredi matin, au lendemain de l’évacuation «préventive» ordonnée par les autorités par crainte d’une nouvelle éruption du volcan Nyiragongo, a-t-on constaté. Contrairement à ces quatre derniers jours, la nuit a été relativement calme au pied du volcan: les tremblements de terre ont baissé en nombre et en intensité, a constaté un correspondant de l’Agence France Presse.
Au lever du jour, le centre-ville était quasi-désert, sans l’habituelle activité qui s’empare de la ville dès l’aube. Aucun commerce n’était ouvert, seuls quelques rares piétons et taxis-motos étaient visibles dans les rues. Assis à l’entrée des parcelles, quelques gardiens sont restés ici et là pour surveiller les plus belles maisons, silencieuses et aux volets clos, dans les quartiers aisés des rives du lac Kivu.
Quelques familles attardées, le plus souvent à pied, sacs de voyage sur la tête et les enfants se donnant la main, continuaient cependant de quitter la ville, négociant le prix de la course avec un taxi-moto. Aucun déploiement policier ou militaire particulier n’était visible dans la ville.
Jeudi, dans un soudain exode, des dizaines de milliers de personnes ont fui Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu que surplombent les imposantes pentes noires du Nyiragongo, après un ordre d’évacuation «préventive» face aux risques d’une nouvelle éruption, de coulées de lave en ville, voire au fond du lac Kivu.
(L'essentiel/AFP)