André Roeltgen«Grâce à notre opposition, le pire a été évité»
LUXEMBOURG - Élu vendredi à la tête de l'OGBL, André Roeltgen a procédé ce samedi à son exposé de principe. Il en a profité pour évoquer le paquet d'avenir du gouvernement.

Le congrès ordinaire de l'OGBL a eu lieu vendredi et samedi au Kirchberg
EditpressComme prévu, André Roeltgen a succédé à Jean-Claude Reding à la présidence de l'OGBL. Désigné vendredi avec 81,6% des voix, il a longuement détaillé ses priorités ce samedi dans le cadre du congrès ordinaire du premier syndicat du pays au Kirchberg. Un discours durant lequel il est revenu sur le récent accord conclu entre les syndicats et le gouvernement.
«Si le gouvernement avait envoyé le texte de son paquet d'avenir à la Chambre des députés tel quel, un grand conflit social n'aurait pas pu être évité. C'est grâce à notre opposition syndicale massive que le pire a été évité», a-t-il souligné. «Le compromis trouvé n'a pas entraîné d'euphorie de notre côté», a-t-il cependant nuancé, «mais cet accord engage le gouvernement dans les prochaines années à ne pas continuer le démantèlement social, et limite la perte de pouvoir d'achat pour la population».
André Roeltgen mise sur un changement dans la continuité. Comme son prédécesseur il a donc vivement critiqué les politiques d’austérité. Qu'elles soient prônées par le gouvernement, par le patronat, la Commission européenne ou encore l'OCDE, elles ne sont, selon lui, pas la solution à la crise. Il a par ailleurs réclamé une meilleure distribution des richesses, davantage de transparence et d'équité fiscale (en évoquant l'affaire LuxLeaks) et de dialogue social. Pour ce qui est du syndicat, il promet une réforme dans l'organisation. Un Congrès extraordinaire aura d’ailleurs lieu au début de l'été 2016.
(FR/L'essentiel)