Selon Spielberg et Lucas – Hollywood pourrait très bientôt imploser

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Selon Spielberg et LucasHollywood pourrait très bientôt imploser

Steven Spielberg et George Lucas prédisent la fin du cinéma traditionnel sur grand écran, en raison notamment de l'attrait toujours plus grand des écrans de télévision ou de téléphone.

George Lucas et Steven Spielberg estiment que le mode de fonctionnement actuel d'Hollywood ne devrait pas se poursuivre au vu des attentes des spectateurs.

George Lucas et Steven Spielberg estiment que le mode de fonctionnement actuel d'Hollywood ne devrait pas se poursuivre au vu des attentes des spectateurs.

AFP

À l'occasion d'une rencontre mercredi avec les élèves de l'école de cinéma de l'Université de Californie du Sud (USC) à Los Angeles, le réalisateur de «E.T.» et de «Jurassic Park», Steven Spielberg, a avoué qu'il avait failli ne jamais voir «Lincoln», son dernier film, sortir en salles l'an dernier. Également présent, George Lucas, à qui l'on doit notamment la célébrissime saga des «Star Wars», a également prévenu que la possibilité de voir ses films diffusés sur grand écran devenait «de plus en plus réduite», ajoutant que la télévision câblée était désormais bien plus audacieuse.

«Je pense qu'au final des films comme "Lincoln" vont quitter le grand écran pour être diffusés uniquement à la télévision», a estimé George Lucas. Lucas a rappelé que le film «Red Tails» de 2012, dont il a été le producteur exécutif, avait aussi manqué de peu se voir refuser l'accès au grand écran. «Et nous parlons de "Lincoln" et de "Red Tails" (...) Nous parlons de Steven Spielberg et de George Lucas», a-t-il lancé. Selon Spielberg, certains films personnels de jeunes réalisateurs sont «trop à la marge» pour Hollywood, qui ne sait plus les produire.

Et de prévoir «une implosion» des studios «quand trois, quatre, voire six films à gros budget vont faire un four». Après cette «implosion», George Lucas pense qu'il y aura «beaucoup moins de salles de cinéma, mais plus grandes. Aller au cinéma coûtera 50, 100 ou 150 dollars, comme un spectacle de Broadway aujourd'hui ou un match de football». «Il y aura des films pour le grand écran, et ils coûteront très chers. Tout le reste ira sur le petit écran», à travers Internet ou la vidéo à la demande.

(L'essentiel Online/AFP)

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