MobileHuawei prêt à utiliser un OS mobile de secours
Menacé de sanctions, le fabricant chinois prépare une alternative à Android, au cas où les États-Unis lui bloquent l'accès au système d'exploitation de Google.

Huawei se prépare au «pire des scénarios».
Mark SchiefelbeinAprès les récentes sanctions des autorités américaines contre ZTE, qui se voit interdit pendant sept ans d'intégrer des composants et des logiciels provenant des États-Unis dans ses équipements, c'est un autre fabricant chinois qui est dans le collimateur de la justice américaine. Huawei est sous le coup d'une enquête du Département de la justice pour déterminer si la société a violé l'embargo sur les ventes de marchandises à l'Iran, d'après le Wall Street Journal.
Si les autorités américaines décidaient aussi de lui bloquer l'accès aux technologies américaines, le 3e fabricant mondial de smartphones ne serait pas complètement démuni. Depuis 2012, il développe son propre système d'exploitation de secours. Cet OS mobile alternatif pourrait ainsi servir de remplaçant d'Android, bien qu'il soit moins abouti que le système de l'Américain Google.
«C'est une question de capacité et de nécessité», a déclaré Zhao Ming, président de Honor, filiale de Huawei, au South China Morning Post. «Il n'y a aucun doute que Huawei est capable de le faire, mais pour l'instant je ne pense pas que ce soit nécessaire car nous travaillons en étroite collaboration avec Google et continuerons à utiliser son système Android.»
A noter que Huawei développe déjà ses propres puces Kirin pour ne pas dépendre des processeurs de la société américaine Qualcomm.
«Nous développons notre propre système d'exploitation pour des considérations stratégiques, parce que s'ils décident de nous couper l'accès à Android ou Windows 8, nous ne serons pas condamnés», aurait déclaré à l'époque Ren Zhengfei, fondateur de Huawei, lors d'une réunion avec des investisseurs, d'après les propos rapportés par le South China Morning Post.
(L'essentiel/man)