Restauration au Luxembourg«Il manque de la main-d’œuvre qualifiée»
DIEKIRCH - Le Lycée technique hôtelier présente ses formations. Une porte ouverte vers un secteur qui recrute.

Le Lycée technique hôtelier compte environ 300 élèves qui se forment en cuisine, restauration, administration, tourisme.
Le secteur de l’hôtellerie et de la restauration est un véritable vivier à emplois, mais il peut aussi être contraignant. Le Lycée technique hôtelier Alexis-Heck (LTHAH), qui organise ses portes ouvertes samedi, présentera les formations qui y mènent. Dans le privé, le secteur «occupe 20 000 personnes, voire 33 000, si on compte les emplois indirects», détaille François Koepp, secrétaire général de la Fédération nationale des hôteliers restaurateurs et cafetiers, Horesca. Et il affiche une création nette de 750 emplois par an».
Malgré tout, on peine à recruter de la main-d’œuvre spécialisée. «En particulier au niveau du personnel de salle». Et le secteur «n’attire pas les Luxembourgeois». Pour François Koepp, ce qui achoppe ce sont les «horaires atypiques». «Clairement, acquiesce Jean-Paul Cathrein, directeur adjoint du LTHAH. Chaque année, nos formations affichent complet. Mais dernièrement, les cantines scolaires ont recruté massivement les nouveaux diplômés. Elles ont vidé le marché car elles proposent des horaires en journée de 40h par semaine».
Autre point sensible, les salaires. «Le secteur paye mieux que ce que l’on peut penser, argumente François Koepp. Certes, les jeunes tout juste sortis de l'école devront s’attendre à un salaire entre 2 500 et 3 200 euros», estime-t-il. Mais avec de l’expérience et de bonnes qualifications, on peut monter à 4 500 et plus en cuisine. Un bon sommelier ou maître d’hôtel gagnera entre 3 800 et 6 000 euros. Et avec un petit capital, on peut aussi se mettre à son compte».
Journée portes ouvertes au LTHAH: samedi, de 9h à 12h.
(Séverine Goffin)