Protestation aux États-Unis«Il ne sera jamais mon président»
Beaucoup d’Américains peinent à accepter le résultat des élections. Une étudiante laisse libre cours à sa colère et peint les remarques misogynes de Trump sur des corps de femmes.

À quelques heures de sa très probable désignation par le collège électoral, nombreux sont ceux qui ne se sont toujours pas remis de voir Donald Trump être élu à la tête des États-Unis. L’une de ces personnes furieuses s’appelle Aria Watson. Cette jeune étudiante s’est armée d’un pinceau, de peinture et d’un appareil photo pour lancer son projet artistique «#SignedByTrump». Elle peint les remarques misogynes de Trump sur des femmes nues, puis les photographie. Elle veut montrer que des phrases comme «Tu dois les traiter comme des merdes» sont bien plus que du bla-bla masculin.
Aria Watson craint que la misogynie du futur président américain ait une mauvaise influence sur l’image des femmes aux États-Unis. «J’ai peur que l’attitude de Trump face aux femmes ne devienne la norme», confie-t-elle au Huffington Post. Les photos de la jeune femme ont touché des centaines de milliers de personnes sur Instagram. Autant de nudité étant contre les règles de la plateforme, les photos sont régulièrement effacées.
«Avoir peur n’est pas une option»
Malgré cela, ses images sont tellement demandées qu’elles sont même désormais imprimées sur des tee-shirts. Une partie des revenus générés est reversée à des organisations de défense des droits de l'homme.
Même si le projet de la jeune femme est dans l'ensemble bien accueilli, des critiques s’élèvent aussi. Beaucoup de gens sont outrés de ne voir que des Blanches. Aria semble en être consciente également: «Il n’y a que des Blanches sur les photos. J’aurais bien voulu photographier des Afro-Américaines. Mais la seule femme de couleur que je connaisse n’a pas encore 18 ans», explique la jeune femme.
Aria a raconté au Huffington Post avoir reçu des tonnes de messages ces derniers temps. Elle sait exactement ce qui compte à présent. Il est plus qu’important de rester unis. «Nous ne devons pas avoir peur de montrer nos préoccupations. Ce dont nous avons besoin désormais, c’est d’unité. Ensemble nous serons plus forts».
(L'essentiel/All)
Le collège électoral, dernier espoir des anti-Trump
Les 538 grands électeurs élisent officiellement lundi le président des Etats-Unis. Pour rappel, le républicain Donald Trump est sorti vainqueur (306 grands électeurs contre 232) face à sa rivale démocrate Hillary Clinton.
Le vote définitif de ces grands électeurs, élus ou militants locaux pour la plupart inconnus du grand public, est d'habitude une pure formalité. Mais la personnalité de Donald Trump, la tonalité extrêmement agressive de la campagne et la fait qu'Hillary Clinton ait remporté le vote populaire (avec plus de 2,5 millions de voix d'avance suivant un décompte provisoire) ont cette année changé la donne.
Pour parvenir à leurs fins, les anti-Trump doivent convaincre 37 grands électeurs du Grand Old Party d'abandonner leur candidat.