Insolite en Suisse: Il se masturbe, se blesse aux poumons et finit aux soins intensifs

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Insolite en SuisseIl se masturbe, se blesse aux poumons et finit aux soins intensifs

Un jeune homme de 20 ans a passé quatre jours à l’hôpital après une mésaventure en pleine séance «auto-érotique». Son cas est documenté dans une revue. 

L’histoire ne dit pas comment l’affection a pu se produire alors qu’elle est d’habitude consécutive à un effort intense.

L’histoire ne dit pas comment l’affection a pu se produire alors qu’elle est d’habitude consécutive à un effort intense.

Tamedia/Urs Jaudas

Le cas a été documenté par des médecins de l’hôpital de Winterthour dans la dernière édition de la revue Radiology Case Reports. «Nous présentons le cas d’un jeune homme qui a été admis d’urgence après une expérience auto-érotique», lit-on. Le patient s’est plaint de l’apparition soudaine de douleurs thoraciques alors qu’il se masturbait, couché dans son lit. 

Diagnostic? Un emphysème pulmonaire, mais surtout un pneumomédiastin spontané. Il s’agit d’une affection rare qui se produit lors du passage d’une quantité d’air dans la cavité au centre du thorax, en provenance des poumons le plus souvent. Elle touche en majorité les jeunes hommes dans la vingtaine. Parmi les facteurs déclencheurs, «un exercice physique intense, des vomissements excessifs ou une toux violente», disent les médecins dans le rapport relevé en premier par le média Züritoday.

Une fin heureuse

Le jeune homme a été admis aux soins intensifs «pour une observation plus approfondie». «L’examen clinique a révélé un visage tuméfié et des crépitations s’étendant de la mandibule vers le cou et la poitrine jusqu’aux coudes des deux côtés», détaille le rapport. Il a bénéficié d’un apport en oxygène puis a pu être transféré le lendemain matin dans le service général d’où il a pu sortir après trois jours, traité via du paracétamol pour les douleurs, qui ont fini par s’atténuer.

«L’évolution clinique ultérieure n’a pas été compliquée, l’emphysème a disparu quatre jours après l’admission initiale et le patient a été renvoyé chez lui», concluent les médecins pour une fin heureuse.

Le cas reste mystérieux: selon les médecins, quelques cas similaires ont été répertoriés dans le monde après des rapports sexuels, mais jamais après une simple masturbation. Les facteurs de risque sont le tabagisme, un asthme aigu et la prise de drogues dures. Le patient, lui, ne se drogue pas, ne fume pas, et n’a qu’un asthme léger.

(ywe)

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