Socialistes européensIls exigent la sortie du nucléaire
Les élus socialistes du Parlement européen se sont prononcés mardi pour un désengagement progressif du nucléaire, tout en demandant d'«augmenter la sécurité des centrales».

«La Commission européenne doit reconnaître que l'ère nucléaire va vers sa fin», a affirmé le chef de file des élus socialistes, Martin Schulz, lors d'une conférence de presse. «Je comprends bien que ce n'est pas demain qu'on sortira du nucléaire», a-t-il admis, mais «il faut faire en sorte qu'en utilisant d'autres formes d'énergie, comme le solaire, (...) en réduisant les besoins, on se mette à en sortir», a-t-il expliqué.
L'eurodéputé a reconnu dans le même temps la nécessité d'«investir dans la recherche pour rendre plus sûres les centrales» actuelles. «Il faut savoir comment on va sortir (du nucléaire), mais il faut aussi augmenter la sécurité des centrales qui alimentent encore le réseau», a-t-il souligné. Le Parlement européen doit adopter jeudi une résolution sur la sécurité des centrales européennes, à la suite de l'accident nucléaire de Fukushima au Japon.
«Il n'y a pas de risque zéro»
Le groupe socialiste a rédigé dans cette perspective un projet de résolution, encore susceptible de modifications, qui demande aux États de préparer «une stratégie en vue d'une sortie à moyen ou long terme de l'énergie nucléaire».
Les pays européens ont décidé fin mars de soumettre leurs centrales à des tests de résistance après l'accident nucléaire au Japon, affirmant que les sites ne répondant aux critères pourraient être fermés. Le chef de file des eurodéputés libéraux, Guy Verhofstadt, a souhaité mardi un "moratoire" sur la construction de nouvelles centrales, dans l'attente des résultats de ces tests. Pour le co-président des Verts au Parlement européen, Daniel Cohn-Bendit, «la meilleure sécurité nucléaire c'est la sortie du nucléaire» car avec le nucléaire «il n'y a pas de risque zéro».