Confinement au paradis – Ils redoutaient le cauchemar, les voilà au nirvana

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Confinement au paradisIls redoutaient le cauchemar, les voilà au nirvana

Bloqués en Inde à cause du coronavirus, des touristes français ont été recueillis par «Baba», un prêtre hindou. Une vie au nirvana s'est offerte à eux.

Les Français ont été accueillis comme des rois en Inde.

Les Français ont été accueillis comme des rois en Inde.

«On vit notre plus beau souvenir de voyage, une expérience de générosité extraordinaire, ces gens ont vraiment très peu pour vivre et nous aident énormément», raconte à l'AFP Virginie Pallares, une mère de famille originaire de Toulouse (Sud-Ouest).

Partie en 4X4 de France en juillet 2019 pour un périple à travers l'Europe, la Turquie, l'Iran, le Pakistan et l'Inde, avec son mari et ses trois enfants, elle comptait se rendre au Népal. Mais la famille a été refoulée le 24 mars à la frontière indo-népalaise, fermée pour éviter une propagation de l'épidémie de covid-2019.

«On refuse que nous déboursions la moindre roupie»

Ils préparent et prennent ses repas avec lui, l'aident à nettoyer, à faire des petits travaux, de la mécanique. Tous les soirs, ils se joignent à la prière. Le plus dur: «Ne plus manger de viande» par respect pour la religion hindouiste qui prône le végétarisme, sourit Virginie, rebaptisée par le prêtre "Yashoda", mère adoptive du dieu Krishna.

La mère de famille de 44 ans, qui travaille en France dans un laboratoire pharmaceutique, se dit surprise d'avoir été immédiatement acceptée. «Les villageois ont même planté trois arbres pour garder un souvenir de nous», raconte-t-elle.

«On est mieux ici, l'épidémie a l'air plus sous contrôle»

L'Inde, totalement à l'arrêt pendant six semaines, a levé en début de semaine certaines restrictions imposées dans le cadre de son confinement. Mais le district où se trouve la famille Pallares a été classé en zone orange, après la découverte d'un cas de Covid-2019 et tout déplacement reste interdit.

«Dès qu'on pourra, on essayera de passer au Népal. Pas question de rentrer en France pour le moment. On est mieux ici, l'épidémie a l'air plus sous contrôle», estime Virginie.

La police leur rend visite tous les deux jours. «On leur a demandé à plusieurs reprises s'ils souhaitaient déménager dans des bâtiments gouvernementaux ou des hôtels, mais ils disent qu'ils sont très heureux ici», relate l'inspecteur Shah Mohammad.

L'Inde recense à ce jour 1 886 décès officiels pour 56 342 cas confirmés de coronavirus.

(L'essentiel/afp)

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