Au Luxembourg – «Ils veulent leurs sneakers et y mettent le prix»

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Au Luxembourg«Ils veulent leurs sneakers et y mettent le prix»

LUXEMBOURG - Le Covid-19 n'a pas freiné les ardeurs des acheteurs, dimanche, lors de la Sneakermess, à Luxexpo.

Cette fois, c'est sûr, le virus du Covid-19 n'a aucun impact sur celui des sneakers. Ni sur la fièvre que suscitent ces paires de baskets, chassées comme des trésors, ni sur les prix.

Les organisateurs ont pourtant dû jongler avec des tas de contraintes pour que leur Sneakermess puisse avoir lieu dimanche à Luxexpo malgré la pandémie. Nombre de visiteurs simultanés plafonné à 850, planning d'entrée pour limiter les files, masques, gel, nombre d'exposants réduit pour garantir des couloirs de 4 mètres entre les stands: le défi était énorme, reconnaît Ronny. «Et pourtant, avec 1 200 préventes et les entrées du jour, c'est notre meilleur événement en nombre de visiteurs».

«Dès qu'une célébrité en porte, leur cote monte de 200 ou 300 euros»

Dans les allées, on fouine. Au top cette année: les Jordan One. Une tendance renforcée par la série «The Last Dance». «Il y a moins de vendeurs que l'an passé, mais j'ai trouvé mon bonheur», sourit Pitt, venu enrichir sa collection, qui compte une dizaine de paires à 300 ou 400 euros.

«Je pensais que le virus aurait un impact, car cela reste une bourse. Mais les prix et le pouvoir d'achat des gens n'ont pas changé, assure Raphaël, un Lillois dont la meilleure vente hier a atteint 700 euros. Les gens les veulent tout de suite et ils mettent le prix». Certaines paires valent même des milliers d'euros. «Dès qu'une célébrité en porte, leur cote monte de 200 ou 300 euros, raconte Arthur, 17 ans, venu avec sa mère et en passe de dépasser son budget: «Allez on va dire que ce sera 1 000 euros max!», pour deux paires et deux tee-shirts. À ses côtés, sa mère ne partage pas franchement sa passion mais elle comprend. «Pourquoi pas et il travaille bien à l'école, ça aide», sourit-elle. «Ma mère ne voulait pas venir, mais elle m'a accompagné pour me faire plaisir. J'ai de la chance avec mes parents», enchaîne Arthur.

Imane, Noa et Ilana, elles, en sont encore à «faire le tour» à la recherche de la perle rare. Chacune à un modèle bien précis en vue, confirmant que cette fièvre des sneakers touche aussi les filles. Le prix? «C'est assez cher mais ça dépend de la rareté. C'est la rareté qui fait tout», concluent-elles.

(Nicolas Martin/ L'essentiel)

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