Au LuxembourgIls veulent un logement accessible à tous
LUXEMBOURG - L’Association de défense des locataires milite pour un logement accessible à tous. Et organise une manifestation en ce sens samedi.

L’association avait déjà organisé une manifestation pour un logement équitable fin septembre à Esch.
Julien GarroyLe ministre du Logement, Henri Kox, a déposé un projet de loi pour mieux encadrer les loyers et éviter les flambées des prix qui rendent les logements quasi inaccessibles à une partie de la population. Un texte qui ne va pas assez loin pour l’Association de défense des locataires, qui a remis mercredi son avis sur le texte au ministre, pour lui demander d’aller plus loin.
L’association réclame par exemple un encadrement plus strict des loyers, des frais d’agence à charge du propriétaire ou encore des garanties locatives rabaissées de trois à un mois, alors que le projet de loi prévoit deux mois de loyer à débourser pour le locataire.
«Un toit est un droit»
Pour appuyer ses revendications, l’Association de défense des locataires organise, avec de nombreuses autres associations (Asti, Clae...), syndicats (OGBL) et mouvements politiques (déi Lénk), une manifestation sous le thème «un toit est un droit». Rendez-vous est pris au Glacis samedi, à partir de 14h, pour défiler jusqu’à l’Hôtel des Postes. Plus de 250 personnes ont déjà annoncé leur participation à l’événement via les réseaux sociaux, et plus d’un millier ont fait part de leur intérêt pour un «accès au logement digne et abordable». Ce qui passe par des prix plus accessibles, mais aussi par la fin des discriminations, revendiquent les organisateurs.
Pour Stéphanie, une résident de 52 ans, qui habite dans la capitale depuis «12-13 ans», et que L'essentiel Radio a rencontrée, «il faudrait que les promoteurs arrêtent de spéculer. Puis construire davantage de logements sociaux pour les personnes qui n'ont pas les moyens de s'acheter un logement ici». Yvan, 34 ans, un Portugais qui réside au Luxembourg depuis 6 ans, réclame de son côté une intervention de l'Etat pour contrôler l'augmentation des prix.
(Jérôme Wiss/Noémie Koppe/L'essentiel)