ING subit la crise, comme les autres
LUXEMBOURG - Le bancassureur a revu ses résultats à la baisse et table désormais sur un résultat en 2008 égal à celui de 2007.

ING fait les frais des déboires de Kaupthing. (afp)
Lors de la présentation d’un nouveau produit d’assurance, l’administrateur délégué d’ING est revenu longuement sur la crise financière et son impact sur le bancassureur. «Le Luxembourg n’est pas immunisé sur ce qui se passe dans le monde et ING Luxembourg ne l’ait pas non plus», reconnaît Rick Vandenbergue.
L’accroissement de la crise financière depuis mi-septembre pousse ING Luxembourg à revoir ses objectifs. Après une croissance de 35% en 2007, le bancassureur tablait au début de l’année sur 20% de croissance en 2008. Aujourd’hui, il estime qu’il fera «aussi bien en 2008 qu’en 2007». Soit un résultat d’environ 165 millions d’euros.
Il faut dire que la banque, comme toutes celles qui cotisent à l’ Association de garantie des dépôts luxembourgeois (AGDL), fait les frais des déboires de Kaupthing. Elle a provisionné 15 millions d’euros pour le dédommagement des clients de la banque en cessation de paiement.
Concernant les prêts immobiliers, la banque indique qu’elle a, elle aussi, répercuté la première baisse de 0,5 point des taux européens sur son propre taux immobilier. Mais le montant des taux n’est pas le principal problème, estime l’administrateur délégué. Face à un marché immobilier à la baisse, les acheteurs craignent souvent une baisse durable des prix et ne veulent pas acheter un logement maintenant. «Nous avons une baisse des demandes de prêt de l’ordre de 30 à 40%», souligne Rick Vandenbergue.
Linda Cortey
ING fait les frais des déboires de Kaupthing
Alors que la méfiance envers les marchés est à son comble, le bancassureur sort un nouveau produit d’épargne retraite à capital garanti. L’idée, profiter des gains du marché sans risquer d’y laisser sa chemise en utilisant le concept d’«annuités variables». Le produit existe depuis plus de 15 ans aux États-Unis où il représente 95% des produits retraite. ING garantit le capital placé à dix ans. Sur les dix ans, le client peut faire évoluer son placement en actions ou en obligations dans des fonds d’ING. Avec un minimum de 20% d’obligations . À la fin, soit il obtient 120% de son capital, soit 100%, plus un versement de 2% par an. Le placement vise les retraités ou préretraités, il est ouvert jusqu’à 75 ans avec un montant minimal de 25 000 euros.