Banque – ING va supprimer 2 400 nouveaux postes

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BanqueING va supprimer 2 400 nouveaux postes

Le bancassureur néerlandais a annoncé mercredi 2 400 nouvelles suppressions d'emplois au sein de ses branches bancaires aux Pays-Bas et en Belgique dans le cadre de réduction des coûts.

Le groupe néerlandais avait déjà indiqué en novembre 2011 qu'il supprimerait 2 000 postes .

Le groupe néerlandais avait déjà indiqué en novembre 2011 qu'il supprimerait 2 000 postes .

AFP

«La banque de détail néerlandaise va étendre le programme de transformation débuté en 2011, ce qui va mener à environ 1 400 redondances supplémentaires d'ici à fin 2015, et réduire les dépenses de 120 millions d'euros supplémentaires par an à partir de 2016», a indiqué le directeur exécutif du groupe, Jan Hommen, cité dans un communiqué. En plus de cela, environ 1 000 emplois disparaîtront «par attrition naturelle» d'ici à 2015 dans la banque de détail belge d'ING, ce qui mènera à des économies de 150 millions d'euros supplémentaires par an. Coté à la Bourse d'Amsterdam, le titre ING était en baisse de 1,46% à 6,83 euros, peu après l'ouverture des marchés.

Qualifiant ces mesures d'«essentielles en vue de nos performances futures», Jan Hommen a précisé que des provisions en vue de couvrir les coûts de restructuration avaient été prises au titre de 2012, plombant en partie les résultats du groupe. Le groupe néerlandais avait déjà indiqué en novembre 2011 qu'il supprimerait 2 000 postes au sein de ses activités bancaires aux Pays-Bas en 2012 et 2013 dans le cadre d'un programme de réduction des coûts qui devrait lui permettre d'économiser 300 millions d'euros par an à partir de 2014. ING avait ensuite annoncé en novembre 2012 la suppression de 1 350 emplois dans la branche assurance en Europe d'ici à 2014 et de 1 000 emplois dans la branche bancaire à travers le monde à partir de 2015, pour des économies annuelles de 460 millions d'euros.

Aide publique en 2008

Jan Hommen a souligné lors d'une conférence téléphonique qu'ING avait annoncé 7 450 suppressions d'emplois au total depuis 2011, pour plus d'un milliard d'euros d'économies par an d'ici à 2015. Ces programmes de restructuration combinés aux ventes de filiales imposées par la Commission européenne dans le cadre de l'aide publique de 10 milliards d'euros accordée à ING en 2008 lors de la crise financière, feront passer le nombre d'emplois au sein du groupe néerlandais de 130 000 à 85 000, a précisé M. Hommen. Ces ventes de filiales avaient été imposées à ING, en plus du remboursement, par la Commission européenne, gardienne de la concurrence dans l'UE, dans le cadre de l'aide publique reçue de la part de l’État néerlandais.

ING a en outre publié mercredi un bénéfice net de 3,89 milliards d'euros pour 2012, en baisse de 32,5%, plombé par des coûts de restructuration, des pertes liées à la vente d'actifs à risque et des charges liées à des produits de rente garantissant un retour minimum aux États-Unis. Le quatrième trimestre a de son côté pourtant été marqué par une hausse de 20,9% du bénéfice net en glissement annuel, à 1,43 milliard d'euros, résultat porté par les gains réalisés par la vente de filiales, dont la banque en ligne ING Direct Canada et les activités d'assurance en Malaisie.

Première banque des Pays-Bas

La Commission européenne avait accepté en novembre d'adoucir le plan de restructuration imposé en 2009 au bancassureur néerlandais, principalement en lui accordant plus de temps pour vendre certaines filiales. ING a indiqué mercredi que son ratio de fonds propres dits «durs» (Core Tier One), atteignait 11,9% au 31 décembre 2012 et rappelé qu'il ne payerait pas de dividende à ses actionnaires avant d'avoir remboursé l’État néerlandais, ce qui devrait être fait pour mai 2015 au plus tard.

Le groupe néerlandais a en outre également rappelé que les banques néerlandaises participeront au sauvetage de la quatrième banque des Pays-Bas SNS Reaal, dont la nationalisation a été annoncée le 1er février, à hauteur d'un milliard d'euros sous forme d'un prélèvement unique de la part de l’État en 2014. La part d'ING, première banque du pays, s'établira entre 300 et 350 millions d'euros.

(L'essentiel Online/AFP)

Au Luxembourg

Contactée par L'essentiel Online, ING Luxembourg a indiqué qu'«aucune suppression de poste n'est attendue au Grand-Duché». La banque emploie 800 personnes dans 16 agences au Luxembourg.

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