Gilles Muller – «Je ne me suis jamais senti aussi bien»

Publié

Gilles Muller«Je ne me suis jamais senti aussi bien»

Le tennisman luxembourgeois Gilles Muller, classé 34e mondial à l'issue de la saison 2016, a déjà repris l'entraînement pour 2017.

Gilles Muller occupe actuellement le meilleur classement de sa carrière.

Gilles Muller occupe actuellement le meilleur classement de sa carrière.

Editpress/Marcel Nickels

«L'essentiel»: Cette saison fut-elle votre meilleure?

Gilles Muller: Oui en termes de victoires (36), de régularité, de classement, puisque je finis 34e, à ma meilleure place. J'ai aussi joué deux finales. Mais je ne suis pas satisfait de mes résultats en Grand Chelem.

Comment vous améliorer?

Je vais essayer d'être mieux préparé, plus frais. En vue de l'Open d'Australie, je débuterai la saison à Brisbane (2-8 janvier) et plus à Chennai (Inde).

Quel fut votre moment le plus fort de la saison 2016?

Sans doute les JO de Rio où j'ai fini parmi les 16 meilleurs et où j'ai été porte-drapeau.

Et le plus difficile?

Il y a la finale à Newport contre Karlovic... Mais surtout cette phase de doute entre fin février et Roland-Garros.

Comment avez-vous réagi?

J'ai arrêté de pleurnicher. De me cacher derrière le manque de chance après de courtes défaites. J'ai fait un gros travail mental, accepté le fait que je faisais n'importe quoi. Je me suis bousculé.

Comment envisagez-vous la suite de votre carrière?

J'ai 33 ans mais je ne pense pas à la retraite. Il y a deux ans, je me disais que penser aux JO 2020 de Tokyo était une folie. Mais ça ne me choque plus. Physiquement, je ne me suis jamais senti aussi bien.

Regrettez-vous que cela ne soit pas arrivé plus tôt?

Je suis avant tout content de le vivre. J'ai fait certains mauvais choix quand j'avais la vingtaine. Et avec les blessures j'ai peut-être perdu deux ans sur les sept dernières saisons.

Que viserez-vous en 2017?

J'aimerais gagner un titre et améliorer mon classement. Quand je vois certains joueurs plus âgés que moi, je me dis que c'est possible.

(Nicolas Martin/L'essentiel)

Ton opinion