Climat – John Kerry entame ses discussions en Chine

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ClimatJohn Kerry entame ses discussions en Chine

L’émissaire américain pour le climat est le premier haut responsable de l’administration Biden à se rendre en Chine.

John Kerry au Bangladesh, le 9 avril 2021.

John Kerry au Bangladesh, le 9 avril 2021.

AFP

L’émissaire américain pour le climat John Kerry a entamé jeudi, à Shanghai, ses entretiens avec ses homologues chinois, à une semaine du sommet virtuel prévu par Joe Biden, afin de répondre à l’urgence climatique. Dans un contexte de fortes tensions sino-américaines, il s’agit de la première visite en Chine d’un haut responsable de l’administration Biden, depuis l’entrée en fonctions du nouveau président des États-Unis en janvier.

L’ancien secrétaire d’État américain est arrivé dans la capitale économique chinoise et s’entretient avec de hauts responsables dans un hôtel de la ville, a rapporté à l’AFP, le consulat des États-Unis à Shanghai. Ces entretiens sont à huis clos et aucun contact n’est prévu pour l’heure avec la presse, selon la même source. La visite de John Kerry en Chine doit s’achever samedi, avant une étape de l’émissaire américain en Corée du Sud.

La diplomatie chinoise a précisé mercredi que John Kerry s’entretiendrait à Shanghai avec son homologue chargé du dossier, Xie Zhenhua. Objectif de Washington: préparer le sommet virtuel sur le climat, prévu les 22 et 23 avril à l’initiative du président américain, qui a rejoint dès son arrivée à la Maison-Blanche l’accord de Paris de 2015 sur le climat. Son homologue chinois Xi Jinping n’a pas encore confirmé sa participation à cet événement.

Avertissement

La Chine «assume désormais la responsabilité de la gouvernance mondiale du climat» et ne se laissera pas embrigader dans une initiative climatique américanocentrée, a averti jeudi, le quotidien nationaliste Global Times.

En dépit des tensions sino-américaines, du commerce aux droits de l’homme en passant par Hong Kong, Taïwan et le sort des musulmans ouïghours en Chine, la participation de Pékin est cruciale à la réussite des initiatives climatiques. «Nous ne pouvons pas régler cette crise climatique sans que la Chine soit à la table des négociations», a reconnu mardi John Kerry sur la chaîne de télévision CNN. «Nous espérons que la Chine nous rejoindra».

Le président Xi a promis l’an dernier que son pays, premier pollueur mondial, s’engagerait dans une baisse de ses émissions polluantes avant 2030.

(L'essentiel/AFP)

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