ElectroKavinsky met le turbo sur son premier opus
Découvert grâce à la bande-son de «Drive», le Français sort son premier album.

Partie intégrante et élément essentiel du succès du film, la bande originale de «Drive» a propulsé Kavinsky sous les projecteurs. Le grand public le découvrait alors avec «Nightcall», bande-son parfaite d'une virée sanglante. Le musicien français poursuit son road-movie musical avec «Outrun», un premier album très attendu.
Si les réalisateurs imaginent si bien sa musique accompagner des scènes de conduite, c'est que lui-même la conçoit de cette façon. «Outrun» (le nom d'un fameux jeu vidéo de voitures) est la bande-son idéale d'un tour du périphérique la nuit: une musique urbaine et rétro-futuriste, lente et rythmée, qui rappelle le Daft Punk des débuts. Le disque s'ouvre comme un film. Par une nuit d'orage, un adolescent se fait renverser par une Testarossa rouge. Quand il émerge de l'accident, le garçon devenu zombie ne fait plus qu'un avec la Ferrari.
L'histoire n'est pas une façon de surfer sur le succès de «Drive». Le personnage est apparu dès le premier EP de Kavinsky, «Teddy Boy», en 2006. Plus que le cinéma ou les voitures, ce sont les années 80 qui ont profondément marqué Kavinsky. Comme un héros de «teen-movie», son personnage porte un Teddy et des Wayfarer, la Testarossa est la voiture de Don Johnson dans «Miami Vice», quant à 1986 «c'était l'année des "Goonies"».
«J'ai passé des heures, des jours et des années devant ma télé quand j'étais petit à mater les mêmes VHS, les mêmes séries en boucle, j'ai eu toutes les consoles de jeux. C'est tout ce que j'ai avalé et tout d'un coup vomi. Je ne pourrais pas me battre contre ça, c'est ce qui coule en moi», dit-il.