Nucléaire iranienKhamenei pour une «relation avec le monde»
Le guide suprême iranien s'en est pris à Washington lors de son discours, tout en précisant que l'Iran devait entretenir une relation sage et judicieuse avec le monde.

Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, lors de son discours à Téhéran.
Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, est «résolument» favorable à ce que son pays ait des relations avec le monde, rapporte lundi son site internet. Washington menace pour sa part de quitter un accord ayant sorti l'Iran de son isolement international. L'ayatollah Khamenei a aussi accusé le Département du Trésor américain d'être «un cabinet de guerre contre le système de la République islamique», écrit le site khamenei.ir en rendant compte d'un discours prononcé par le numéro un iranien dimanche à Téhéran.
«Je ne crois pas qu'il faille rompre les liens avec le monde, mais s'en remettre au monde extérieur serait une très grave erreur», a déclaré le guide, selon des extraits publiés sur son site. «Nous devons bien entendu entretenir résolument une relation avec le monde qui soit sage et judicieuse, mais nous devons aussi savoir que le monde ne se limite pas à l'Amérique et à quelques pays européens. Le monde est grand et nous devons avoir des relations avec des pays divers», ajoute le site en citant M. Khamenei.
Décision attendue
Ces propos surviennent alors que le monde attend l'annonce, vers le 12 mai, d'une décision du président américain Donald Trump relative au maintien ou non de son pays comme partie à l'accord international sur le nucléaire iranien conclu en juillet 2015 à Vienne entre Téhéran l'Allemagne, la Chine, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Russie.
Les présidents russe Vladimir Poutine et français Emmanuel Macron se sont prononcés lundi en faveur du maintien et de la «stricte application» de l'accord sur le nucléaire iranien, selon le Kremlin. M. Macron a proposé au président américain de préserver l'accord d'origine qui deviendrait le premier des «quatre piliers» d'un futur texte. La Russie a déclaré qu'elle ne voyait «pas d'alternative» à l'accord.
Le président iranien Hassan Rohani a souligné dimanche que son pays n'accepterait «aucune restriction au-delà de ses engagements» actuels.
(L'essentiel)