Dans les CaraïbesL'auteur d'un crime sordide libéré parce qu'un ordinateur du tribunal a disparu
Condamné à 67 ans de prison pour avoir étranglé son épouse en 2014, un Britannique de 40 ans a été libéré après huit ans d’emprisonnement pour vice de procédure.
Alexander Clack est un homme libre, malgré le crime sordide dont il est l’auteur. Condamné en février 2016 à 67 ans de prison pour le meurtre de son épouse commis en 2014, le Britannique de 40 ans a été libéré après seulement huit années passées derrière les barreaux. En cause, un vice de procédure. L’avocat de la défense a en effet fait valoir qu’un ordinateur du tribunal était introuvable. Or l’appareil contenait une retranscription du procès d’Alexander Clack, et sa disparition empêche l’homme de loi d’interjeter appel, explique le Sun.
«Je suis horrifiée. Comment ont-ils pu libérer quelqu’un sur un détail technique aussi minime, alors qu’il est coupable d’un tel méfait et qu’il représente clairement un danger pour les femmes? Là, il s’en sort après un meurtre et il se dirige dans notre direction», s’insurge Kim Szmyglewska, la tante de la victime. «Cette décision défie l’entendement. Même avant le meurtre, il avait été impliqué dans des violences domestiques, avec des interventions de la police…», abonde un ancien ami du quadragénaire.
«Il a sûrement fêté cela avec un verre de porto»
En juin 2014, jour de leur quatrième anniversaire de mariage, Alexander Clack, alors âgé de 32 ans, a battu sa femme avant de l’étrangler à mort. Nixiann Downes-Clack, 28 ans, avait découvert qu’il la trompait avec la babysitter de 17 ans et menaçait de le quitter. Après avoir commis son meurtre, Alexander Clack a caché le corps de la victime dans une valise, qu’il a ensuite enterrée dans un trou en banlieue de Saint-Georges, la capitale de la Grenade (Caraïbes). Le cadavre de Nixiann a été découvert cinq jours plus tard, et le Britannique arrêté.
Après huit ans d’emprisonnement, Alexander Clack s’apprête à rentrer à Londres, d’où il est originaire. «Il était ravi, mais c’est un Anglais typiquement réservé. Il a sûrement fêté cela avec un verre de porto», a réagi son avocat, Anselm Clouden.