Mondial-2013 HandballL'Espagne championne du monde
L'Espagne, transcendée devant son public, a réussi le match parfait contre le Danemark (35-19) en finale du Mondial de handball, pour devenir championne du monde pour la deuxième fois.

L'Espagne devient championne du monde pour la deuxième fois de son histoire, dimanche à Barcelone.
AFPL'Espagne avait déjà été sacrée en 2005 en Tunisie. Elle succède à la France, double tenante du titre. Le Danemark, champion d'Europe en titre, échoue une nouvelle fois devant la dernière marche. Il avait déjà terminé 2e en 2011, 4e en 2009 et 3e en 2007. Les Espagnols, médaillés de bronze en 2011, ont complètement déjoué les pronostics en récitant magistralement leur leçon. Les Danois, qui pensaient que leur tour était venu après avoir échoué après prolongation (35-37) face aux Français en 2011, sont restés bouche bée. Malgré leur expérience, les Danois ont été d'entrée submergés par les vagues rouges.
Après cinq minutes, Ulrik Wilbek, l'entraîneur scandinave, était obligé de prendre un premier temps mort, son équipe étant déjà menée 3-0. Les Danois sont parvenus à recoller (7-8, 17e), mais ils ont brutalement sombré dans les dix dernières minutes de la première période. Enragés, les Espagnols ont continué à creuser des brèches béantes dans leur défense. Extraordinaire depuis le début du tournoi, Niklas Landin, le gardien danois, était incapable de repousser le moindre ballon et devait même céder sa place à Jannick Green.
En attaque, les Scandinaves accumulaient les tirs grossièrement ratés et les passes offertes aux mains adverses. Les Espagnols, en état de grâce au tir devant une défense apathique, filaient sûrs d'eux-mêmes sous les yeux d'un public surexcité.
A la pause (10-18), tout semblait déjà joué. Mais on attendait un sursaut d'orgueil des Danois. La réaction n'est jamais venue. Au contraire, les Espagnols ont continué à maintenir le même rythme infernal (29-12, 44e) en attaque.
Et en défense, Arpad Sterbik, le gardien espagnol, discret en première période, s'est mis au diapason de ses équipiers, en s'interposant sur les rares tentatives danoises pour revenir.
(L'essentiel Online/AFP)