Coronavirus au Luxembourg – L'Etat «observe le marché pour des tests plus fiables»

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Coronavirus au LuxembourgL'État «observe le marché pour des tests plus fiables»

LUXEMBOURG - Le gouvernement a reconnu ce mardi que les résultats des dépistages au Covid n'étaient pas 100% fiables, en partie à cause des tests utilisés à ce jour.

Le directeur de la Santé, Jean-Claude Schmit, a expliqué que ces résultats divergents pouvaient aussi s'expliquer par la mauvaise qualité du prélèvement ou encore la possibilité que le virus «agit différemment d’un jour à l’autre».

Le directeur de la Santé, Jean-Claude Schmit, a expliqué que ces résultats divergents pouvaient aussi s'expliquer par la mauvaise qualité du prélèvement ou encore la possibilité que le virus «agit différemment d’un jour à l’autre».

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«Comment expliquer que dans certains cas des personnes ont été testées à plusieurs reprises et les résultats étaient divergents?». Les députés de la commission de la Santé, qui ont interrogé ce mardi, Paulette Lenert, la ministre de la Santé, et Jean-Claude Schmit, le directeur de la Santé, se sont notamment focalisés sur la fiabilité des tests. Jean-Claude Schmit leur a répondu que ces résultats divergents pouvaient s'expliquer par un problème de fiabilité de tests, mais aussi par la mauvaise qualité du prélèvement ou encore la possibilité que le virus «agit différemment d’un jour à l’autre». «Des formations ont par ailleurs été organisées pour le personnel médical responsable des prélèvements», a-t-il souligné.

Quoi qu'il en soit, la direction de la Santé, tout en rappelant que les tests ont été déclarés conformes le 15 avril dernier, «observe de près le marché qui évolue rapidement pour produire des tests de plus en plus fiables», a affirmé Paulette Lenert.

Pas d'appel d'offres

La ministre de la Santé est également revenue sur le choix et l'achat des tests, qui sont «fabriqués par une entreprise basée au Luxembourg», en indiquant qu'il n'y avait pas eu d'appel d'offres. «Il s’agissait d’une procédure d’urgence, validée par la commission de soumissions, a-t-elle expliqué. Cette exception n’est valide que pendant trois mois, par la suite un appel d’offres devra être organisé.

Paulette Lenert a rappelé le contexte «exceptionnel» de ce marché. Une seule offre était disponible au moment où il a été conclu (le 9 avril) en pleine expansion de la pandémie au Luxembourg et en Europe, souligne-t-elle. «À ce moment-là, tous les acteurs étaient confrontés à un manque de matériel au niveau international, a-t-elle poursuivi. Auparavant, des tests sud-coréens moins performants que les actuels étaient utilisés au Grand-Duché».

(ol/L'essentiel)

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