Insertion – L'Usine fait rimer le social et la rentabilité

Publié

InsertionL'Usine fait rimer le social et la rentabilité

Jouer un rôle social en offrant un job aux personnes les moins employables peut rimer avec rentabilité.

L'Usine a fait en 2010 un chiffre d'affaires de 7 millions d'euros. Plus de 100 personnes y ont retrouvé un job durable en 10 ans.

L'Usine a fait en 2010 un chiffre d'affaires de 7 millions d'euros. Plus de 100 personnes y ont retrouvé un job durable en 10 ans.

AFP

Pour Rémy, L'Usine est «une entreprise comme les autres», même si c'est une entreprise d'insertion (EI) qui entend remettre en selle les personnes les moins «employables» en restant rentable. Ce quinquagénaire est entré à Té-Traiteur éthique, créé par L'Usine, un lieu événementiel, après un an de chômage.

Il s'occupe d'entretien, et «s'y sent bien». «Nos entreprises sont des entreprises ordinaires et... différentes: positionnées sur le concurrentiel mais au service d'un projet social», résume Olivier Dupuis, du Comité national des entreprises d'insertion. L'Usine, qui a fêté ses dix ans, et Té, son rejeton né en 2005, proposent une cuisine haut de gamme, séminaires et soirées pour des grands groupes, peu déroutés par les étranges serveurs à piercings.

L'Usine, c'est une ribambelle de jeunes en difficulté et de seniors, encadrés, formés pendant deux ans au maximum et poussés vers l'emploi. Au total 71 cette année contre 13 en moyenne dans les entreprises d'insertion. Sur tous ceux qui passent par L'Usine, 41,3% sont sortis avec un CDI ou un CDD de plus de six mois, en 2010. Deux fois plus que dans les autres entreprises de ce type (21%). «On travaille sur un cycle formation-évaluation. Pas pour formater de bons petits ouvriers, pour les aider à se reprojeter dans l'avenir».

Ton opinion