RécessionLa croissance reste plombée dans la zone euro
Le PIB de la zone euro a reculé de 0,6% au premier trimestre 2021. Seules la Belgique, la France et la Lituanie affichent une croissance positive.

L'économie en zone euro a continué à souffrir de la pandémie, au premier trimestre 2021.
AFP/Tiziana FabiLe produit intérieur brut (PIB) de la zone euro a reculé de 0,6% au premier trimestre, toujours marqué par les restrictions sanitaires liées à la pandémie de Covid-19, selon une première estimation publiée vendredi, par l'Office européen des statistiques. Cette nouvelle contraction de l'économie - quand les États-Unis et la Chine affichent une croissance positive - fait suite à une baisse du PIB de 0,7% au quatrième trimestre 2020, faisant techniquement entrer la zone euro en récession.
Mais ce repli de l'activité reste modéré par rapport à l'effondrement de 11,6%, chute record enregistrée au deuxième trimestre 2020 lors du premier confinement, qui avait été suivi par un fort rebond de 12,5% au trimestre suivant. Sur un an, le PIB de la zone euro au premier trimestre enregistre une baisse de 1,8%.
Léger recul du chômage
Parmi les États membres pour lesquels les données sont disponibles, le Portugal (-3,3%) a enregistré la baisse la plus importante sur la période, suivi de la Lettonie (-2,6%) et de l'Allemagne (-1,7%). La Lituanie (+1,8%), la Belgique (+0,6%) et la France (+0,4%) enregistrent pour leur part une croissance positive.
Dans ce contexte, le taux d'inflation annuel de la zone euro, dévoilé vendredi par Eurostat, a progressé en avril, à 1,6%, se rapprochant de l'objectif de 2% de la Banque centrale européenne (BCE). L'inflation continue sa remontée après cinq mois en terrain négatif fin 2020. Mais l'inflation sous-jacente (hors énergie, produits alimentaires, boissons alcoolisées et tabac, qui exclut par conséquent les produits particulièrement volatils) a, elle, reculé pour s'afficher à 0,8% en avril, contre 0,9% en mars. Quant au taux de chômage, également annoncé vendredi, il a légèrement reculé en mars par rapport à février, à 8,1%, mais il a augmenté d'un point sur un an sous l'effet de la pandémie.
(L'essentiel/afp)