Jeux vidéoLa dernière exclusivité de la PS4 en a dans le ventre
Sublime et prenant en diable, «Ghost of Tsushima» conclut en beauté le cycle de la console de Sony. Elle plonge le joueur dans une période sombre de l’histoire japonaise.

À mi-chemin entre «The Legend of Zelda: Breath of the Wild» et «Red Dead Redemption», la dernière production de Sucker Punch plonge le joueur dans une période sombre de l’histoire japonaise: les invasions des Mongols au XIIIe siècle. Dans ce monde ouvert, on parcourt la campagne de l’île de Tsushima. Des champs ondoyants aux temples paisibles en passant par des forêts ancestrales, des villages et des paysages escarpés,la direction artistique est tout bonnement exceptionnelle. Galoper à cheval au milieu d’une prairie fleurie battue par le vent sous un ciel zébré d’éclairs marque à tout jamais.
C’est dans cette configuration idéale que l’on incarne Jin Sakai, un samouraï prêt à tout pour chasser les envahisseurs, quitte à faire quelques entailles à son code de l’honneur en se servant de techniques furtives et déshonorantes. Ce qui apporte incontestablement un plus aux affrontements, laissant au joueur le choix de ses approches. Plutôt ninja oubushi? Qu’importe, pourvu que le champ de bataille soit recouvert du sang des ennemis. Si la tension devient trop palpable, un bain chaud ou la création d’un court poème permettent de récupérer un peu de forces. Envoûtant dès les premiers instants, «Ghost of Tsushima» est l’un de ces jeux qu’on ne peut arrêter, malgré quelques défauts mineurs.
(L'essentiel/adi)