A l'approche du Mondial – La grève des bus crée le chaos à Sao Paulo

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À l'approche du MondialLa grève des bus crée le chaos à São Paulo

Quelque 2,5 millions de personnes ont été touchées mercredi, par la grève des chauffeurs de bus qui a occasionné un énorme chaos logistique à São Paulo.

La majorité des véhicules sont restés dans le terminal. (photo: AFP)

La majorité des véhicules sont restés dans le terminal. (photo: AFP)

À Sao Paulo, un bassin de population de 20 millions d'habitants, peu d'autobus roulaient. Certaines stations de métro étaient du coup prises d'assaut et des milliers de passagers se battaient pour accéder aux wagons, extrêmement bondés, selon des images de la presse brésilienne. «Cette grève perturbe tous mes plans. J'ai dû sortir à 4 heures du matin pour arriver à temps au travail et maintenant pour rentrer je dois prendre le métro et le bus, ce qui me coûte plus cher et me prend plus de temps» que prendre seulement un bus, raconte à Maria Francisca Silva, une femme de ménage de 46 ans.

Le matin, des chauffeurs de bus demandaient aux usagers de descendre du véhicule au milieu de la chaussée et les laissaient là, sur de grosses artères, craignant parfois des représailles de la part de grévistes. Plusieurs bus avaient été incendiés mardi, quand a commencé le mouvement pour de meilleurs salaires que ceux négociés entre syndicats et patronat. «C'est regrettable (...) une grève imprévue, qui n'a pas été annoncée, de l'irresponsabilité vis-à-vis des citoyens», a estimé sur une radio locale, Gilberto Carvalho, ministre du secrétariat à la Présidence.

En fin d'après-midi, la télévision Globo News estimait à 2,5 millions le nombre de personnes affectées par cette grève. «Nous ne savons pas jusqu'à quand durera cette mobilisation. Cet après-midi (mercredi), il y a une réunion et nous espérons trouver une solution», a dit à l'AFP un porte-parole de la régie des transports de São Paulo (SPTrans).

(L'essentiel/AFP)

La colère gronde...

À l'approche du Mondial (12 juin-13 juillet) et des élections générales d'octobre, plusieurs secteurs connaissent des mouvements sociaux. Dans sept États fédéraux, les policiers civils (qui s'occupent des enquêtes criminelles) ont démarré une grève de 24 heures pour exiger de meilleurs salaires et des réformes dans la politique de sécurité du pays, qui selon leur syndicat est un «chaos». 30% d'entre eux travaillaient pour assurer un service minimum. Un total de 16 États sur 27 soutiennent le mouvement, même si la grève n'est pas toujours le mode d'action choisi. Des manifestations à Brasília et Rio étaient convoquées pour l'après-midi.

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