«Journée de la passion»La montre de luxe, un savoir-faire unique
LUXEMBOURG - La plupart des marques de luxe d’horlogerie et de joaillerie ont exposé ce week-end leurs collections au Cerclé-Cité, lors de l'édition 2013 de la «Journée de la Passion».

L’ambiance est calme, tamisée, un brin cossue au Cercle-Cité, à l’arrivée des premiers visiteurs. Parmi eux, beaucoup de curieux qui viennent en prendre plein les yeux, mais aussi des connaisseurs devenus accroc à l’horlogerie. «C’est la cinquième fois que je viens, explique Carlo, 31 ans, venu de Hautcharage. J’ai développé un intérêt tout particulier pour la mécanique des horloges. Il y a tout un travail derrière. J’ai déjà investi dans une montre à 2 000 euros. Une montre, ça se garde 20 ou 30 ans. Mais c’est une dépense qui se valorise, à la différence d’une voiture».
Andreas Nestélé, responsable du marché Benelux pour la marque Chopard, utilise également la comparaison avec l'automobile pour caractériser le marché des montres. «Tout est question de gamme et de style. Il y a les moyennes classes, mais aussi les montres de luxe, qui témoignent d’une volonté de se différencier et d’affirmer son identité». Mais sur quoi se fonde réellement la différence de prix entre une montre classique, coûtant quelques centaines d’euros et les modèles les plus luxueux qui se chiffrent en milliers d’euros?
«Bien-sûr, il y a la marque. Mais qui dit marque dit aussi savoir-faire. Les montres industrielles achètent des mouvements d’horloges pour une conception de masse. Forcément le prix est moins élevé. Un produit de luxe se base sur une fabrication exclusive, indique le responsable Benelux. Et puis il y a les pièces, mêmes les plus petites qui sont cachées, voire invisibles à l’œil nu. Celles-ci sont décorées à la main. C’est ce qui fait toute la différence». Plus de 5 000 passionnés de montres (selon les organisateurs) ont pu découvrir les secrets de fabrication, anecdotes et produits de rêve au Cercle Cité, ce week-end.
(Thomas Holzer/L'essentiel Online)
Master Class ce dimanche
Sous forme d’atelier d’initiation à l’horlogerie, sept participants ont appris à démonter puis à remonter le mouvement d’une montre Reverso durant deux heures. Ces passionnés d’horlogerie, membres du club Jaeger Lecoultre, se sont armés de patience et ont effectué des mouvements minutieux en suivant les instructions de Jacques-André Rochat, ancien directeur qualité de la marque.