«La vie des jeunes adultes me fascine»
Dans sa trilogie «R», Manboou met en scène les premiers pas à la fois professionnels et amoureux de Rachel.
L'essentiel: Pourquoi avoir fait de «R» une trilogie?
Manboou: Au départ, c'était un projet classique sur 46 pages. Et c'est Dargaud qui m'a proposé d'en faire une trilogie dont les trois albums sortiraient à un rythme très rapproché d'un tous les six mois.
Transformer une bande dessinée en trois, cela vous a-t-il posé des problèmes?
Quand j'ai présenté le projet, tout n'était pas finalisé. Le scénario était écrit dans les grandes lignes. Faire trois albums au lieu d'un, c'était une fort belle proposition et je n'ai eu aucun souci à changer.
Que raconte cette trilogie?
Les relations quotidiennes de jeunes adultes qui sont encore étudiants ou qui viennent à peine de faire leur entrée dans la vie active. Ce sont aussi les premiers pas professionnels et amoureux de Rachel, une jeune femme d’aujourd’hui. Entre Raul et Richard, son cœur balance. Mais autant Rachel est peu sûre d’elle avec les garçons, autant sa copine et colocataire, Rose, est sans complexe.
Le troisième tome est l'heure du choix?
Oui, car Raul est de retour d’Angleterre où il a passé six mois. Et il avoue enfin ses sentiments à Rachel qui est de plus en plus heureuse avec Richard. Pour qui Rachel finira-t-elle par craquer?
Qu'y a-t-il de Manboou dans ce récit?
Quelques traits de caractère, mais ce n'est pas une autobiographie. Je m'inspire des choses que je vois dans mon entourage et je laisse aussi vagabonder tout mon imaginaire.
En tant que dessinatrice, vous vous revendiquez des mangas. Pourquoi?
J'ai commencé le dessin vers l'âge de 13 ans, influencée par «Dragon Ball». Je suis passionnée de mangas et de dessin animé japonais. Mon rêve était de devenir mangaka et j'ai même commencé à apprendre le japonais pour le devenir. C'est à l'Académie des beaux-arts de Tournai que mon style a évolué pour finalement s’éloigner petit à petit du manga.
Denis Berche