Coronavirus – Le bilan dépasse les 1 100 morts en Chine

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CoronavirusLe bilan dépasse les 1 100 morts en Chine

44 653 personnes ont été contaminées dans tout le pays, mais le chiffre des nouveaux cas quotidiens continue de diminuer.

La Chine demeure largement paralysée, malgré une reprise timide du travail, depuis lundi.

La Chine demeure largement paralysée, malgré une reprise timide du travail, depuis lundi.

AFP

Le bilan de l'épidémie du nouveau coronavirus a dépassé mercredi les 1 100 morts, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) disant redouter une «très grave menace» pour la planète, même si le nombre journalier de nouvelles contaminations diminue. Jusqu'à présent, 99,9% des décès enregistrés dans le monde l'ont été en Chine continentale (hors Hong Kong et Macao), où est apparue la maladie en décembre, dans la grande ville de Wuhan (centre).

Ce sont au total 1 113 personnes qui ont perdu la vie en Chine continentale (hors Hong Kong et Macao) depuis que la première mort imputée au nouveau coronavirus y a été rendue publique le 11 janvier, ont annoncé mercredi les autorités de la province du Hubei, épicentre de l'épidémie, où 94 nouveaux décès ont été répertoriés. Plus de 44 653 personnes ont été contaminées dans tout le pays, selon des chiffres du gouvernement.

Le virus, désormais officiellement appelé par l'OMS «Covid-19» - et non plus «2019-nCoV», le nom adopté à titre provisoire - y a provoqué la mort de 1 113 personnes, selon les autorités sanitaires chinoises. Un total de 44 653 personnes contaminées ont désormais été répertoriées en Chine continentale. Signe encourageant toutefois: le nombre de nouveaux cas quotidiens rapporté mercredi (2 015) a sensiblement diminué par rapport à mardi (2 478) et lundi (3 062), selon la Commission nationale de la santé.

Et le nombre de nouveaux morts (97) constitue la première baisse journalière depuis le 2 février. Pékin avait fait état de 108 morts la veille. Zhong Nanshan, un scientifique chinois de premier plan, vétéran de la lutte contre le virus du Sras dans le pays (2002/2003), a ainsi estimé que l'épidémie devrait connaître un pic «d'ici la mi- ou fin-février». Un optimisme prudent partagé par l'OMS.

Croisière cauchemar

Son directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus avait certes déclaré mardi à Genève que le coronavirus pouvait constituer «une très grave menace» en dehors de Chine continentale, plus de 400 cas ayant été confirmés dans une trentaine de pays et territoires.

Mais «si nous investissons maintenant, (...) nous avons une chance réaliste de stopper cette épidémie», a-t-il souligné lors d'une conférence, qui rassemble à Genève jusqu'à mercredi 400 scientifiques, afin de passer en revue les moyens de combattre l'épidémie. Le docteur Tedros a également appelé tous les pays à faire preuve de «solidarité» en partageant leurs données scientifiques.

En dehors de la Chine continentale, le virus n'a pour l'instant entraîné la mort que de deux personnes, une aux Philippines et une autre à Hong Kong. Il s'agissait dans les deux cas de ressortissants chinois.

Au Japon, la situation s'est cependant aggravée à bord du paquebot de croisière Diamond Princess, en quarantaine près de Yokohama (est): 174 personnes sont désormais contaminées. Trente-neuf nouveaux cas, dont un responsable des opérations de quarantaine, ont été annoncés mercredi. «À ce stade, parmi les personnes (évacuées du navire et) hospitalisées, quatre sont dans un état grave, sous assistance respiratoire ou soins intensifs», a précisé le ministre japonais de la Santé, Katsunobu Kato.

Le coronavirus inquiète dans l'Union européenne (UE), où plusieurs cas ont été déclarés en Allemagne (16), en France (11) et en Italie (3). Les ministres européens de la Santé se retrouveront jeudi à Bruxelles pour évoquer le sujet.

La province de Hubei coupée du monde

Le cas d'un Britannique a particulièrement retenu l'attention ces derniers jours: sans avoir jamais mis les pieds en Chine, il a contracté le Covid-19 à Singapour et l'a transmis à plusieurs de ses compatriotes lors d'un séjour en France. Cet homme, qui a affirmé mardi être «complètement rétabli», a ainsi transmis le virus à 11 autres personnes - cinq hospitalisées en France, cinq en Grande-Bretagne et une sur l'île espagnole de Majorque.

Jusqu'alors, la majeure partie des contaminations identifiées à l'étranger impliquait des personnes revenues de Wuhan. La province chinoise de Hubei (centre), épicentre de l'épidémie, reste coupée du monde depuis près de trois semaines: un cordon sanitaire empêche les entrées et les sorties autour de nombreuses villes. Les produits alimentaires, médicaux, et les matières premières peuvent cependant passer.

(L'essentiel/afp)

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