Près de JérusalemLe centre d'Israël ravagé par les flammes
Des centaines de personnes ont été évacuées, vendredi, dans le village de Beit Meir, dans le centre d'Israël, en état d'alerte, face à une succession d'incendies.

Israelis drive past a fire in the northern Israeli port city of Haifa on November 24, 2016.
Hundreds of Israelis fled their homes on the outskirts of the country's third city Haifa with others trapped inside as firefighters struggled to control raging bushfires, officials said. / AFP PHOTO / JACK GUEZ
«Tout le secteur de Beit Meir a été évacué, soit plusieurs centaines de personnes, peut-être 400», a dit un porte-parole de la police, Micky Rosenfeld. Beit Meir est un village coopératif religieux dans les collines à l'ouest de Jérusalem. Un individu a été arrêté. «Il y a une forte possibilité qu'il ait un lien avec l'incendie», a dit M. Rosenfeld, alors que les autorités soupçonnent qu'une bonne partie des incendies récents ont une origine criminelle, voire des motivations politiques pour certains. La police a rapporté dans la matinée un autre départ de feu à Kiryat Gat, au sud de Tel-Aviv, coupant la circulation.
À Haïfa, troisième ville d'Israël, des milliers de personnes au moins ont passé la nuit hors de chez eux. Des dizaines de milliers de personnes avaient été évacuées jeudi dans cette ville mixte, juive et arabe, fuyant plusieurs foyers distincts. Vendredi matin, la situation était «sous contrôle», a dit M. Rosenfeld, prudemment, «mais les choses peuvent changer et évoluer au moment même où nous parlons».
Motivation criminelle, voire politique
Un nombre considérable de policiers, de pompiers et de secouristes restaient déployés dans les rues des quartiers les plus durement touchés pour surveiller et répondre à d'éventuels nouveaux départs de feu, a constaté un journaliste de l'AFP. «Pour le moment, les habitants qui ont été évacués ne sont pas autorisés à rentrer chez eux», a dit une autre porte-parole de la police, Luba Samri. Des quartiers entiers de la ville côtière, des écoles, une université et des prisons avaient été évacués jeudi.
Les feux de végétation sont favorisés par une extrême sècheresse depuis plusieurs mois et des vents violents. Les déclarations de plusieurs officiels israéliens selon lesquels une partie des incendies auraient une motivation criminelle, voire politique, ont jeté le soupçon dans une partie de l'opinion sur la communauté arabe d'Israël. Les leaders de cette dernière se sont indignés, criant au racisme et faisant valoir que les Arabes israéliens (17,5% de la population) étaient également affectés.
(L'essentiel/AFP)