Affaire Polanski – Le cinéaste a été transféré

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Affaire PolanskiLe cinéaste a été transféré

Le cinéaste franco-polonais a quitté jeudi la prison de Winterthour pour un autre lieu de détention. C'est de là qu'il doit rejoindre vendredi son chalet de Gstaad.

Roman Polanski a dû déposer une caution de 3 millions d'euros à la justice suisse, qui craignait qu'il s'enfuit.

Roman Polanski a dû déposer une caution de 3 millions d'euros à la justice suisse, qui craignait qu'il s'enfuit.

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Le cinéaste Roman Polanski, qui doit être libéré sous caution vendredi dans son chalet de Gstaad, a été déplacé jeudi de la prison de Winterthour, au nord de la Suisse, dans un lieu tenu secret afin de garantir son transfert "tranquille", loin des médias guettant sa sortie.

"M. Polanski a été déplacé de la prison de Winterthour dans un autre endroit pour des raisons de sécurité et de protection de la personne", a expliqué un porte-parole du ministère suisse de la Justice, Folco Galli.

Il a justifié ce transfert dans un lieu qu'il n'a pas souhaité révéler par la présence de nombreux médias à la prison de Winterthour qui pourraient empêcher que le départ du cinéaste franco-polonais ne se fasse "dans la tranquillité".

Polanski décrit comme très affecté par la détention

"La prochaine étape est désormais Gstaad" (centre) où l'arrivée du réalisateur âgé de 76 ans est prévue vendredi entre "13h30 et 14h" (entre 12h30 et 13h gmt), a ajouté M. Galli. La petite station de ski, habituée à la discrétion et à la tranquillité, devrait ainsi connaître une nouvelle poussée de fièvre.

Recherché par la justice américaine pour une histoire de moeurs vieille de plus de 30 ans, M. Polanski devrait vivre ce transfert en résidence surveillée comme un soulagement. Il avait été décrit comme très affecté par ces deux mois de détention.

Demande formelle d'extradition par les États-Unis

Le réalisateur a dû livrer des garanties substantielles à la justice suisse, qui craignait sa fuite vers la France voisine. Afin de bénéficier d'une sortie de prison, exceptionnellement accordée dans les cas d'extradition, M. Polanski a dû déposer une caution de 3 millions d'euros. Il doit également remettre ses documents d'identité et porter un bracelet électronique.

Les États-Unis ont adressé le 22 octobre une demande formelle d'extradition à l'office fédéral de la Justice (OFJ), qui doit transmettre cette demande au canton de Zurich, chargé de la notifier à Roman Polanski.

Les avocats veulent réclamer la relaxe

L'OFJ dispose de plusieurs semaines pour décider s'il accepte l'extradition vers les États-Unis du cinéaste. Ce dernier disposera lui-même d'un délai pour s'y opposer auprès du Tribunal pénal fédéral de Bellinzone (sud) et, en dernière instance, auprès du Tribunal fédéral de Lausanne.

La défense de Roman Polanski a d'ores et déjà prévenu que le cinéaste se battrait jusqu'au bout contre son extradition. Selon des sources judiciaires américaines, les avocats du cinéaste ont également l'intention de réclamer la relaxe de leur client à l'occasion d'une audience en appel à Los Angeles, le 10 décembre.

lessentiel.lu avec AFP

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