Éducation au LuxembourgLe cours de valeurs reste flou pour les syndicats
LUXEMBOURG – Les syndicats de la fonction publique ont déploré jeudi le fait de ne pas savoir ce qui attend les professeurs de religion.

«Les négociations avec le gouvernement n'ont toujours pas avancé, a déploré Vito Notarnicola, président de l'ALERF.
Editpress/Didier SylvestreLa fin des cours de religion continue de faire débat au Luxembourg. La Confédération générale de la fonction publique (CGFP), l'Association luxembourgeoise d'enseignants d'éducation religieuse du fondamental (ALERF) et l'Association des employés de l'État (AEE) ont alerté le gouvernement jeudi sur le manque d'informations à propos des futurs cours de valeurs à l'école, qui remplaceront les cours de religion.
«Les négociations avec le gouvernement n'ont toujours pas avancé, déplore Vito Notarnicola, président de l'ALERF. Alors que nous étions censés discuter de cela en début d'année, puis avant les vacances de Pâques, nous ne sommes toujours pas fixés». Les syndicats veulent mettre la pression sur le gouvernement pour faire avancer les négociations avant l'été concernant les enseignements du fondamental.
Plus long pour le fondamental que pour le lycée
L'enjeu est de savoir ce qui attend les professeurs du fondamental en termes de formation. «Nous aimerions savoir qui assurera les formations, à quel moment et dans quelles conditions». Quelque 280 professeurs sont actuellement impliqués dans ces cours de religion. Ils auront la possibilité, mais pas l'obligation, de dispenser les cours de valeurs à partir de la rentrée 2016/2017 dans les classes de l'enseignement secondaire et secondaire technique et à la rentrée 2017/2018 dans celles de l'enseignement fondamental.
Contacté par L'essentiel, le ministère de l'Éducation nationale explique que les formations auront lieu en juillet puis en septembre pour les professeurs en lycée. Pour ceux du fondamental, ce sera d'ici la rentrée 2017, sans qu'un calendrier précis n'ait encore été établi. Le délai s'explique par la mise en place de la convention signée avec le gouvernement, qui prévoit notamment que les enseignants aujourd'hui engagés par l'archevêché passent dans le giron de l'État.
(Joseph Gaulier/L'essentiel)