Après les élections – «Le Grand Est devra savoir parler le transfrontalier»

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Après les élections«Le Grand Est devra savoir parler le transfrontalier»

THIONVILLE - Patrick Weiten (61 ans) sera l'un des hommes forts du conseil régional Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine.

Patrick Weiten (au centre) sera un pilier de l'équipe de Philippe Richert.

Patrick Weiten (au centre) sera un pilier de l'équipe de Philippe Richert.

AFP

«L'essentiel»: Avez-vous eu peur que le FN puisse gagner le Grand Est?

Patrick Weiten: Oui! Le loup était dans la bergerie, mais la mobilisation des électeurs au second tour l'en a chassé. Masseret a joué avec le feu, mais le bon sens républicain a gagné.

Que va-t-il se passer pour cette nouvelle région?

Elle n'existe pas, il faut la créer. Un défi! Elle a la taille de la Finlande avec ses 5,6 millions d'habitants. Mais son budget n'est que de 2,3 milliards quand la Wallonie en a 8 et la Lombardie 23.

Où aura-t-elle son siège?

L'exécutif siégera à Strasbourg où sera installé le préfet, représentant de l'État. Le futur président, Philippe Richert, a proposé que Strasbourg et Metz se partagent la commission permanente et l'assemblée plénière. Metz devrait avoir l'assemblée.

Quand sera installée cette instance. Quel sera son nom?

Le 4 janvier, à Strasbourg, ce sera le grand départ. Pour choisir un nom, il s'agira d'associer les citoyens à travers une consultation.

Il y aura quinze vice-présidents. Serez-vous l'un d'eux?

Je ne sais pas. Cela va se décider cette fin de semaine. Je vais et je veux travailler avec Philippe Richert, en qui j'ai toute confiance pour réussir cet énorme défi.

Quels mandats allez-vous abandonner?

Je resterai président du conseil général de la Moselle, mais plus adjoint au maire de Yutz ni président de la communauté d’agglomération Portes de France-Thionville.

Quelle sera la place du transfrontalier dans la nouvelle Grande Région?

Elle sera prépondérante car nous sommes voisins de la Belgique, du Luxembourg, de trois länder allemands et de la Suisse. Nous nous devons d'avoir un ambassadeur du transfrontalier pour pouvoir travailler en toute intelligence avec nos voisins au développement de nos territoires.

(Propos recueillis par Denis Berche)

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